dimanche 31 octobre 2010

Les cosmétiques du flamant

L'article est intégralement pompé de Sciences et Avenir, du 27 octobre 2010. Il est collé ici dans le cadre de ma lutte pour la réintroduction du flamant rose sur le web, grâce à laquelle il participe.

Une nouvelle étude montre que les flamants roses rajoutent de la couleur naturelle sur leurs plumes pour attirer des partenaires [NDW : je ne fais moi-même rien d'autre]

Les flamants ornementent leur plumage de couleurs naturelles pour attirer plus de partenaires.
Photo : SAUTIER PHILIPPE/SIPA

Les flamants roses s'appliquent du maquillage naturel pour leurs plumes pour se démarquer et attirer les femelles, selon une nouvelle étude réalisée par Juan Amat, de la Doñana Estación Biológica de Séville, en Espagne. L'étude est publiée en ligne sur le site du journal Behavioral Ecology and Sociobiology.
Leur recherche est la première à démontrer que les oiseaux utilisent des pigments colorés (caroténoïdes) provenant des sécrétions de leur glande uropygienne pour des raisons esthétiques. La glande uropygienne, présente chez la majorité des oiseaux, est située près de la base de la queue.
Il est prouvé que la couleur des plumes peut changer en raison de l'abrasion, de modifications photochimiques ou de coloration accidentelle ou intentionnelle. Certaines espèces d'oiseaux modifient la couleur de leurs plumes en appliquant délibérément des substances produites par eux-mêmes ou par des sources extérieures. Parmi les substances produites par les oiseaux, les sécrétions de la glande uropygienne peuvent être orange, rouge ou jaune.
Juan Amat a étudié les variations saisonnières de la couleur de Phoenicopterus roseus, ou flamant rose, en Espagne. Il a constaté que le plumage des flamants était plus coloré pendant les périodes où les oiseaux font la cour et s'est évanouie pendant le reste de l'année.
Il a également montré comment les flamants se « maquillent » en lissant leurs plumes et frottant leur tête avec les sécrétions de la glande uropygienne. Pour le chercheur ces résultats : « ont des implications importantes pour les théories de la sélection sexuelle et de la signalisation, en soulignant le rôle clé de la manipulation de la couleur du plumage par les oiseaux eux-mêmes pour améliorer l'efficacité du signal. »
J.I.
Sciences et Avenir.fr
26/10/2010

jeudi 21 octobre 2010

Radio Adamantine n'émettra plus


Ma webradio, Radio Adamantine, n’émettait plus depuis quelque temps à cause de problèmes techniques incompréhensibles... comme c’était indiqué dans le fil Twitter. Un mail de la SCPP de ce jour vient de lui confirmer que ce n’est pas la peine de reprendre. > Explications...

Photo extraite de ce site : il s'agit de la Classic 1958 Atomic Eames Era Flamingo Pink ARVIN Clock Radio Model: 5572... on reste dans la thématique iconographique, hein.

mardi 19 octobre 2010

"Etes-vous fort en argot" ?

C'est un peu fatiguant... Jibé Pouy et moi avons écrit à deux un petit bouquin déconnant "Etes vous fort en argot ?" (un bouquin de quizz, on a inventé des définitions pour des expressions argotiques). Je découvre qu'il est sorti le 6 octobre... sur un blog de lecteur. Bon, je n'ai eu le chèque que la semaine dernière, c'est vrai quoi pas de panique (je vais pouvoir m'en acheter un, haha). En tout cas, je suis fiérot de co-publier avec Jibé...

samedi 9 octobre 2010

Propositions d'ateliers d'écriture roman noir... chez moi

Je vous propose deux dates d’ateliers d’écriture, sur 2 jours, chez moi, à Nantes, dans le cadre de GUANXI :
- les 13 et 14 novembre. - les 27 et 28 novembre.

Contenu : (au minimum) écriture d’une nouvelle roman noir/polar.
Construction de l’intrigue, des personnages, dialogues, stylistique, effet de chute.
Durée : 4 x 3 heures (de 10h à 13h et de 14h à 17h chaque jour).
Bonus : à l’issue de l’atelier, un apéritif rencontre avec l’auteure de thriller Lalie Walker permettra aux participants d’évoquer des problématiques romanesques, professionnelles, éditoriales.
Tarif : 120 euros par personne. (50 euros d’arrhes versés à l’inscription).
Minimum 4 personnes.
Limite des inscriptions : 6 novembre pour l’atelier du 13 ; 20 novembre pour celui du 27. Si le nombre de participants est insuffisant, la session sera annulée.
Lieu : à mon domicile, île de Nantes, près des Machines (matériel informatique à disposition pour ceux qui préfèrent écrire sur ordinateur).
Pour s’inscrire, se renseigner : contact@guanxi.pro

mercredi 6 octobre 2010

Deux millions d’euros pour un polar : la liberté de création en péril

Ma compagne, Lalie Walker et son éditeur Parigramme sont assignés en justice (la partie adverse réclame 2 millions d'euros) pour son roman "Aux malheurs des dames". Voici le communiqué.
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Le procès se déroulera le vendredi 15 octobre, à 13h30, plaidé par Maître Emmanuel Pierrat Rendez-vous au : 6, boulevard du Palais, île de la cité, salle d'audience de la 17e chambre du Tribunal Correctionnel (dite chambre de la presse). L’audience est publique et votre présence serait un véritable soutien
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Deux millions d’euros pour un polar : la liberté de création en péril
Le 15 octobre, c’est devant la 17e chambre du tribunal correctionnel que sera plaidée l’affaire "Aux malheurs des dames."
Dans ce roman publié aux éditions Parigramme, Lalie Walker noue son intrigue à Montmartre et plus précisément au marché Saint-Pierre, temple du tissu au mètre. Menaces, phénomènes étranges, enlèvements et meurtres nourrissent une peur contagieuse dont l’étau ne se relâche qu’avec l’issue finale. Tout est bien sûr fiction dans ce thriller haletant, personnages comme situations ; nul n’ignore en effet que les allées du Marché Saint-Pierre ne sont pas ordinairement fréquentées par des tueurs psychopathes !
Les dirigeants du Déballage Dreyfus attaquent néanmoins en diffamation l’éditeur et l’auteur, réclamant l’interdiction de l’ouvrage et deux millions d’euros de dommages et intérêts. Cette mise en cause d’un procédé littéraire somme toute très répandu consistant à loger une fiction dans un décor réellement existant a de quoi faire frémir ; si on lui donnait droit, des rayonnages entiers des bibliothèques pourraient encourir le même reproche et être également menacés. "Aux malheurs des dames"… à lire avant qu’il ne soit trop tard !

Lettre ouverte au service des droits d'auteur des éditions J'ai Lu

Je viens de leur envoyer ceci.

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Bonjour Mme XXXXX,

J'ai reçu en double exemplaire un courrier de vos services daté du 24 septembre dernier m'annonçant que j'avais des droits à toucher sur un recueil de nouvelles, chez Librio, titré "Un quart d'heure pas plus" et je vous en remercie vivement.

Les relevés de droits ne parvenant aux auteurs que de façon aussi aléatoire qu'improbable, je tiens toujours à saluer les maisons d'édition qui respectent les contrats qu'elles ont signé, surtout si jadis elles ne brillaient pas par leur constance dans cette procédure, loin s'en faut.

Je suis très heureux de cette nouvelle, quoique je ne comprenne pas vraiment les nombreux justificatifs qui ne me permettent pas de déterminer exactement si je suis créditeur de 174,79 € ou de 0€.

Etant donné que ce livre est retiré de la circulation depuis quatre ou cinq années (j'ai acheté les derniers exemplaires avec une réduction pour soutenir la maison J'ai Lu qui n'avait même plus les moyens de me les offrir), je soupçonne toutefois n'être hélas créditeur que de zéro euros.

Cela étant, puisque le livre valait 10 francs à l'époque (1,52 euros) et que mon pourcentage devait être de 5% brut par exemplaire (soit 0,076 €, sauf erreur -c'est que je suis surtout un littéraire) si vous me devez 174,79 euros, cela signifie que vous avez vendus 2293 non-exemplaires, ce qui est un chiffre flatteur car je crois que le tirage initial de 30 000 vrais exemplaires avait été quasiment épuisé à l'époque.

Concernant le RIB demandé, sauf avis contraire de votre part, je pense donc qu'il est inutile que je vous l'envoie car le virement de 0€ risque de vous coûter davantage de frais dans une comptabilité sans doute déjà grevée par bien des charges de paperasseries inutiles.

Soucieux des difficultés que rencontre le monde de l'édition qui me paraît un peu dépassé par son époque et peut-être finalement très empêtré de n'être soumis à aucun organisme de contrôle permettant aux auteurs de vérifier l'exactitude et la tenue des comptes, j'ai décidé de faire don, par soutien, de mon gain de zéro euros. Je vous remercierai donc de le virer de ma part au SNE et de leur demander de m'adresser un reçu pour que je puisse le déduire de mes revenus en déclin.

Je suis en effet convaincu qu'auteurs et éditeurs, interdépendants, devons nous serrer les coudes plus que jamais. Etant en voie de disparition moi-même, je ne le souhaiterai vraiment à personne, car cela crée de désagréables démangeaisons.

En vous remerciant de votre compréhension, je vous assure de toute ma solidarité dans la tâche que vous devez exercer au sein de votre entreprise, car, oui, vraiment, on n'est pas aidés.

Francis Mizio

dimanche 3 octobre 2010