lundi 27 décembre 2010

Des vœux de saison

Bon ben des voeux, hein. Il nous en faut.

Pour ma part, 2011 ce sera au premier semestre, pour l'instant (rubrique "Keske que j'bouine") :
- L'écriture d'un documentaire sur un sujet totalement décalé, trouvé par moâ, avec le réalisateur Olivier Sarrazin. Ce sera chez Real Productions. Nous avons déjà décroché l'aide à l'écriture à la dernière commission du CRRAV.
- L'écriture d'une série d'aventures et d'action au concept inédit et décalé, vieille idée de moâ, avec le réalisateur Jean-Philippe Grédigui. Nous allons proposer cela à une tévé, et ça va déchirer sa race.
- J'espère le tournage et la sortie de deux courts métrages (co-produits notamment par Real Productions et Tita Productions et écrits avec les mêmes réalisateurs que ci-dessus, devenus des amis ; films qui sont dans les cartons depuis un an attendant des chaînes qui aident au financement. Ce seront 2 ovnis...).
- La parution d'une novella d'anticipation sociale chez Editions des Ateliers In8 (voir billet précédent).
- La parution d'un petit livre co-écrit avec Jean-Bernard Pouy racontant la vie de Alfonso Vermot y Carambar, inventeur des blagues du même nom et lieutenant de Bolivar (idée de Pouy). Nous vendrons ces livres nous-mêmes, pas chers. L'éditeur dit qu'il n'a "jamais rien lu de plus dément". Faudra vous accrocher. > Je prends les réservations (j'ignore la date de sortie : au printemps sans doute).
- La continuation de mes gesticulations nantaises via mon association GUANXI visant à recentrer la totalité de mes activités dans l'estuaire (marre de passer des semaines dans le train).
- Le lancement, avec le / grâce au département Information Communication de la faculté de lettres de Nantes de "l'Observatoire du bonheur", idée de moâ qui fait bien tripper la presse locale, papier et radios. 23 étudiants vont plancher durant le second semestre sur la réalisation d'un gros site web journalistique, statistique, sociétal, social, psychologique, documentaire, historique, artistique, participatif... Il visera à donner une évaluation tant clinique que suggestive, soit le "cliché" annuel, de la qualité de vie ou de sa perception en pays nantais. Loin des discours politiques et de comm', ce site qui restera un site ressource sera avant tout un travail de journalisme de terrain, citoyen. Le nom de l'observatoire du bonheur est accrocheur... mais le résultat ne sera pas forcément tout rose. L'approche sera journalistique pour un résultat qui lui sera, certes, aussi un objet de comm'. Ce sera aux chiffres, et surtout aux gens, de nous dire ce qu'il en est. de ce satané bonheur. C'est le premier du genre, que j'espère pouvoir renouveler l'an prochain avec davantage de moyens à Nantes ; voire placer dans d'autres régions : mon bonheur pour ma part dépendant aussi de si j'ai du boulot ou si j'arrive à vendre mes idées (Chui comme ça, comme dirait l'autre chanteuse bêtasse. Pas vous ?)
- Le pilotage d'un projet, idée de moâ, sur la mémoire d'un quartier de Châteaudun : des élèves de CFA et de collège, appuyés par les enseignants vont interviewer les habitants du quartier Beauvoir qui va être renconstruit, modifié. La mairie et l'Etat ont mis beaucoup de sous : il y aura aussi 3 belles expos photos géantes de Stéphane Rocher, un fascicule de publication des témoignages et une fête en juin. Tout cela est via l'association "Tu connais la nouvelle".
- Des ateliers d'écriture, beaucoup encore, car j'ai besoin de sous (loger, rester propre, etc.) : à Châteaudun, à Garges-Les-Gonesses, à la Goutte d'Or (Paris)... Sans doute, du moins je l'espère, aussi en direct via GUANXI (donc à Nantes) ou pour répondre à des commandes particulières (SF sociétale pour mordus de socio et de politique) comme à Niort en avril.
- Peut-être la sortie de ma pièce de théâtre "Les Saigneurs", co-écrite avec Dominique Champetier. Qui est plantée depuis 2 ans car trouver un producteur de théâtre et une grande scène, bonjour. Il s'agit d'un drame en huis clos, à deux personnages, très cruel, basé sur des faits de société.
- Peut-être l'écriture de nouveaux spectacles pour Jean et Sébastien, d'Amiens, via l'association locale CARDAN.
- Je vais réaliser des sites web "pro" pour des amis. Ça fait des sous et en plus le contenu sera hyper sympa. Je vous montrerai quand ce sera fait. Mais il y a du gros boulot qui m'attend.
- Je n'écris plus de livres. Sauf si les conditions financières, de promotion, d'engagement de l'éditeur et de diffusion seront acceptables. Pour gagner ma vie, je travaille énormément (pour des gains modestes en moyenne et vu le temps de réglement) aussi je ne peux pas consacrer de temps à écrire pour le plaisir, ou faire mousser un éditeur fauché. qui sortirait un livre visible 8 jours dans 3 librairies sur l'hexagone. Toutefois, on m'a fait une belle proposition pour un roman jeunesse : je l'écrirai peut-être d'ici mai pour une parution, si résultat accepté en 2012. Il s'agira d'une histoire avec les indiens Macroqa.
- Si j'ai le temps je retape pour une réédition en numérique chez Publie.net/Bibliosurf un de mes anciens romans passé inaperçu ("Tout ce qui tombe du ciel") et sorti de travers (coquilles, corrections non faites par l'éditeur, réécriture indispensable). Mais c'est si j'ai le temps, car ça ne me rapportera que pouic.
- Et en permanence, sans me lasser et avec une belle énergie, je vais relancer les mauvais payeurs. Par exemple ceux qui mettent six mois à m'envoyer le fruit de mon travail. J'ai beau travailler certaines semaines 18/24, les temps sont durs, et je suis toujours sur une corde raide. Certes, c'est un choix.
Voilà. Vous savez tout ce que je n'ai pas oublié.
On le voit, je vais être bien occupé au premier semestre. J'ai intérêt : l'été, pas un centime ne rentre durant 4 mois ; ce pays vivant sur les rythmes scolaires. Ca veut dire pas de sous entre juin et octobre, au mieux. Enfin, comme tous les auteurs tant aimés ici, mais si maltraités, je ne bénéficie d'aucune allocation, d'aucun statut clairement défini. En clair, malgré toutes ces activités, c'est insuffisant, et je cherche en permanence du boulot (dites-le partout). D'ailleurs je conserve un travail de rédaction mensuel (retranscription de réunion) en plus de tout ça pour y arriver. Mais bon, on a tous nos soucis, hein.

Tenez bon vous-mêmes, serrons-nous les coudes et des bises pour 2011.
Francis