dimanche 26 septembre 2010

3 courts métrages en 2011 (ça s'arrose !)


Le réalisateur Hugo Jouxtel, appuyé par Wallpaper productions envisage de tourner courant 2011 un court-métrage intitulé "Nulle part", issu de ma nouvelle "La critique est facile, le polar est difficile" qui était présente, jadis, dans mon Librio Noir épuisé il y a quelques années après quasiment 30 000 exemplaires vendus. Pour avoir lu le scénario, je vous assure que c'est du beau boulot.
Ce n'est pas la première fois qu'on me demande d'adapter une de mes nouvelles : "Le Pape de l'art pauvre" a vu de mémoire 4 tentatives, "Juste une question" deux, et plusieurs adaptations en sketches de one man show ou performance de lecteur (très difficile à lire -il faut un débit de parole endiablé), la nouvelle humoristique "Conseils d'utilisation" sur les préservatifs faillit aussi être tournée et diffusée dans les établissements scolaires... J'en oublie. La seule adaptée à ce jour est "Dérapages" sous le titre de faute "Faute de grives" par l'humoriste Patrick Bosso, avec Kad Merad et Georges Neri et a été diffusée par la suite une quinzaine de fois je crois sur Comédie ! J'ai écrit peu de nouvelles dans ma vie, mais j'ai un ratio de tentatives d'adaption/nombre de textes tellement bon que quand je me regarde dans la glace, hé ben je souris. Quand ce sera le même ratio en nombre de films réalisés/nombre de textes écrits, je rirai carrément.

Tous mes voeux à Hugo Jouxtel pour le bouclage de son financement avant le tournage prévu pour 2011.

A noter que dans les tuyaux, j'ai deux courts-métrages, écrits avec respectivement les réalisateurs Olivier Sarrazin et Jean-Philippe Grédigui pour Tita productions et Real Productions dans le cadre d'une série de huit films consacrée aux braquages (les autres auteurs sont Gérard Alle, Mouloud Akkouche, Gilles del Pappas). Les deux scénarios sont des ovnis dont je suis très fier, et si le financement se boucle (on le saura bientôt), je vais me la péter grave avec les deux films que vont réaliser mes talentueux complices. L'un , humoristique, s'appelle "J'ai les crocs" (pour Jean-Philippe Grédigui) et raconte comment un braqueur libéré de prison revient chercher sa part de butin auprès de son complice qui lui resté libre, a bien changé et l'autre , flippant, intitulé "D'équerre" montre, de façon KDicko-lynchienne (pas facile à expliquer : c'est un principe narratologique très compliqué) l'interrogatoire d'un braqueur de poste pris en flag par un flic plus qu'à cran.

A noter bis que le paradoxe, comme toujours, c'est qu'il y a peu de place pour publier ce type de textes une grande demande des réalisateurs (me semble-t-il depuis une quinzaine d'années que je traîne dans le machin), pour ce type de nouvelles (noires et/ou humoristiques)... sans compter l'intérêt des lecteurs dès lors que l'ouvrage est à bas prix. Mais dans l'édition qui en édite ? Qui en promeut ? Qui n'en veut ? Pour ma part, je ne sais plus. Sortent bien de temps en temps des collectifs ou des recueils, mais c'est à l'arrache, par des gens courageux ou des éditeurs fragiles, mal diffusés. Il faudrait une véritable volonté des éditeurs les mieux installés. Mais il y a longtemps que ceux-ci n'aident plus la création, ne sont plus que des "maisons de publication", ne font plus leur travail d'aide des auteurs, ne filent plus de fric, ne promeuvent plus, ne respectent par leurs prérogatives contractuelles. Ils s'occupent d'alimenter la machine cyniquement pour continuer d'exister.
Et après, comme encore ce week end, on s'étonne que je ré-arrête d'écrire, car j'ai finalement mieux à faire pour trouver des protéines -comme tout le monde - et me faire plaisir dans la création, ailleurs que dans le livre.