dimanche 22 août 2010

Réédition de "La Santé par les plantes", chez Ed. Après La Lune

(Copie de l'article publié sur Facebook)

Je réécris depuis quelques jours mon premier roman, "La Santé par les plantes" pour une réédition chez Ed. Après la Lune (parution en octobre, je crois), pour répondre à l'aimable proposition de Jean-Jacques Reboux..., et c'est un vrai choc, 14 ans après la 1ere édition (La Loupiote), 12 ans après la 2e en Série Noire (déjà un peu repris alors).

Pourquoi ne m'a-t-on jamais dit que c'est si épouvantablement écrit ? Je n'écrirais plus cela aujourd'hui, plus ainsi. La nouvelle édition chez Après La Lune, nettoyée, coupée, avec des rajouts, retapée au mieux possible, compte tenu de la contrainte de garder le rythme, l'esprit et l'histoire (la marge, du coup est étroite -il faudrait TOUT réécrire et ce serait un autre livre), comprendra une préface qui parlera de la vie de ce roman qui a somme toute décidé des orientations de ces deux dernières décennies de ma vie et de pourquoi ce polytraumatisme à la relecture, voire mon incompréhension a posteriori face à son succès (qui a été relatif, évidemment). En fin d'ouvrage, il y aura aussi une post face "questions fréquemment posées par les lecteurs" (ce qui est vrai, ce qui est faux, des précisions, des anecdotes) durant ces 14 ans. Quoiqu'il en soit, je ne reprendrai plus jamais ce roman après cette édition qui sera la dernière fois où j'aurai tenté de le rendre correct.

Le choc est réel. Il me remet tout en question. Des passages me communiquent de la honte. Je suis sidéré de la confiance que j'ai eu dans ce livre, de mon incapacité, alors, à me rendre compte de la qualité déplorable de mon écriture. Je me dis que cette relecture et mes efforts pour améliorer ce texte risquent de me rendre quelque temps incapable d'écrire de la fiction (remarquez : je ne l'envisageais plus). Je ne sais plus si à l'avenir j'accepterai des rééditions de mes anciens bouquins. Je ne rouvre jamais mes livres après leur publication, je crois que c'est une bonne idée. En vérité, plus les années passent, plus je trouve que ce j'ai écrit est vraiment trop affligeant et qu'il faudrait sans doute que je cesse définitivement d'abandonner le champ de la fiction, par salubrité publique. J'ai conscience en disant cela que j'ai l'air de porter indirectement un jugement sur les lecteurs qui ont adoré ce roman, ou d'autres : ce n'est évidemment pas le cas. Je vous sais gré au contraire de votre indulgence. J'espère qu'il amusera encore ceux qui vont éventuellement le découvrir et que les gags feront encore cette fois oublier le style.
A vous,
FM