samedi 28 août 2010

Qu'est-ce que je bouine ? (Récap au 28 août)

Attention : le sujet est "mon nombril", à haute dose. Si vous n'êtes pas fan passez votre chemin !

Je suis désormais nantais
, depuis le 10 juillet, et ravi de l'être. Faut que je mette à jour le blog que j'ai ouvert à ce sujet (ça vient), mais je n'ai guère eu le temps (déballage de cartons, installation, boire des coups avec les amis nantais et ceux de passage, etc.), car par ailleurs j'ai retapé ce mois-ci au mieux "La Santé par les plantes" (voir message précédent) qui ressort le 9 novembre aux Editions Après La Lune. Ce sera la dernière réédition de ce texte que j'aurai essayé de sauver 3 fois de mon écriture impétueuse de jeunesse, -et parfois calamiteuse. Je le dédicacerai au festival de Lamballe les 19 et 20 novembre 2010 où je devrais montrer mes bourrelets vieillissants de mandarin puisque je suis un des auteurs "pros" publiés dans le recueil de nouvelles du concours en compagnie des gagnants.

A Nantes, je vais donner quelques cours d'écriture et conception de blogs pour journalistes à InfoCom Nantes et, si tout continue de bien se présenter, revenir à mes premières amours en étant actif sur le champ web/numérique local -tout en étant je l'espère, lié également à des activités artistiques (nouvelles à ce sujet d'ici la fin de l'année). Au second semestre, à InfoCom Nantes toujours, je l'espère être l'initiateur et l'acteur d'un projet inédit que je leur ai proposé à direction des étudiants et qui me fait baver d'envie (à suivre).

Nantes va de toute façon être le lieu de nombreux projets à moyen/long terme que je voudrais mettre en oeuvre, car, convaincu que les auteurs de 57e zone comme moi devons aller sur le champ du "live", j'envisage, un jour de pouvoir y créer un événement régulier, sinon un lieu, basé sur un concept original trans-artistique issu de mon cerveau malade. Mais ce ne sera pas simple, même si cela le sera cent fois plus qu'à Paris. Je vais donc dans ce cadre commencer à traîner dans tous les lieux qui bougent de Nantes (et il n'en manque pas) et essayer de rencontrer les agités du local. Si certains ont de meilleures idées que moi (j'en ai déjà croisés certains), je ferai disparaître les corps, puis je deviendrai maître de la ville, puis du monde. Si vous avez de la pêche, des sous à perdre et êtes nantais, écrivez-moi qu'on parle de mes idées farfelues. Et lastbutnotleast mon domicile nantais sera peut-être aussi le lieu d'animations et rencontres, débats à titre de soirée privée sur inscription (à suivre).

Cet été aura été aussi la fabrication de ce site en cours "d'alimentation" : GUANXI (il sera complété dans les semaines qui viennent). Il s'agit d'une idée simple : nous sommes un paquet d'amis artistes ou professionnels disséminés dans toute la France, perclus à nous débrouiller, en indépendants, pour vivre de nos compétences qui sont parfois aussi diverses qu'inattendues. Plutôt que de se tirer la bourre, pourquoi ne pas être solidaires ? D'où l'idée de GUANXI, qui est un catalogue de propositions (formations, ateliers, conférences, débats, rencontres...) d'activités possibles, déjà exercées par les uns ou les autres ; toutes personnes étant issues de mon réseau de connaissances (le nombre d'intervenant et d'activités proposés sur GUANXI va augmenter dans les semaines qui viennent -j'y travaille. Les fiches vides seront complétées). Si vous êtes un particulier, une bibliothèque, une école, une institution... ayez le réflexe de nous joindre. Nous pouvons aussi, individuellement ou ensemble créer un "module" qui vous convient.
Dans le cadre de GUANXI je donnerai des ateliers d'écriture et autres prestations chez moi (l'appartement nantais est immense, je peux recevoir dix stagiaires) ou "chez vous". N'hésitez donc pas à vous renseigner.
A l'automne, lorsque GUANXI sera complété des autres amis intervenants qui s'y rallient, je communiquerai plus largement auprès de la presse, un peu partout y compris avec des publicités sur Facebook et Google. D'ores et déjà des ateliers d'arts plastiques d'une amie plasticienne de Trentemoult (face à Nantes, charmant village d'artistes) sont disponibles de septembre à novembre. > C'est là.

Toutefois, tant que le recentrage de mes activités n'est pas total sur Nantes, je vais continuer de donner des ateliers d'écriture et développer des projets en région parisienne et région Centre (Orléans et Châteaudun) entre autres avec l'association "Tu connais la nouvelle".
Pour commencer, je donnerai d'ailleurs à compter du 5 octobre, tous les mardis, un atelier d’écriture de science-fiction (nouvelles) à Orléans, durant 6 séances. C’est sur inscription. On pourra choisir le genre de SF qu’on veut, même si ma préférence va à la « sociétale ». > Renseignements et inscriptions.
Je devrais également sévir sur Amiens pour l'écriture d'un spectacle avec des personnes en insertion (à suivre).

Parmi d'autres activités dans les tuyaux, il y aura je l'espère le tournage de deux courts-métrages à partir de bêtises inédites, destinés à la télévision, et un enthousiasmant projet de documentaire avec un ami réalisateur, grand pro (à suivre), -et puis d'autres choses encore, comme peut-être enfin le montage de ma pièce de théâtre (un huis clos cruel écrit en collaboration avec le metteur en scène Dominique Champetier) qui a été lue à Albi cette été avec un succès, me dit-on, vraiment très encourageant.
Enfin, je devrais avoir une novella à paraître (d'un style radicalement différent de mes écrits passés) pour le lancement d'une collection de SF aux Editions des Ateliers In8 en début 2011, en compagnie de l'ami et gourou personnel Jean-Bernard Pouy.

Cette multiplicité d'activités tous azimuts s'explique plus que jamais par la difficulté toujours croissante de gagner ma vie -certes, comme tout le monde- sauf que pour les zozos artistes précaires, indépendants et gesticulants comme moi cela devient vraiment de plus en plus ardu. Le monde de l'édition, en pleine mutation n'est plus une source de revenus, comme je l'ai connu il y a quelques années. Le livre sera comme le disque pour les musiciens, une plaquette pour gagner sa vie ailleurs, dans le "live", dans d'autres domaines. L'audiovisuel est aussi un créneau en capilotade et je connais tant des éditeurs que des producteurs qui songent raccrocher et se reconvertir. Par ailleurs, les gens paient de plus en plus tard, et mal. Il est très courant d'attendre son chèque plus de six mois, dans une déflation absolue de la valeur des travaux intellectuels ou artistiques. C'est pourquoi l'écriture de romans, serait désormais plutôt conseillée à qui peut se le permettre financièrement, à qui n'en attend aucun gain (mais voilà : je persiste à vouloir rester un auteur professionnel alors je m'entête), soit pour le plaisir pur, pour assouvir sa graphomanie... car les bouquins vivent peu, sauf s'ils sont massivement promus ou défendus dans le torrent actuel de publications. Heureusement, conséquence peut-être de la pratique des activités numériques, de l'internet et des blogs, il semble y avoir un engouement tant pour l'atelier d'écriture que pour une pratique interactive autour de l'écriture et la lecture, le verbe. C'est donc là , entre autres, où je vais. Et en plus, on s'y amuse vraiment.

Ayant désormais très peu de livres disponibles, devant beaucoup gesticuler et me déplacer dans les trains en retard de la SNCF, je ne serai guère présent en salons ou festivals, sauf si j'y gagne directement ou indirectement des sous lors d'interventions ou ateliers. Les gens qui se tapent des heures supp' en quantité et cherchent à se dégager du temps pour eux, autre que pour gagner leur croûte me comprendront : je ne peux pas me permettre de donner trois jours gratos pour ne rien gagner, sauf enrichir le libraire (*) -qui a toutefois toute ma sympathie- ou servir d'alibi culturel à un politique local qui soigne plus les restaurateurs à cette occasion que les camarades auteurs laborieux. La vie est aussi ailleurs, -quand on arrive aujourd'hui à en récupérer des bouts.

Voilà. Vous savez tout. Mon absence en festival me désole un peu, car j'aime m'entretenir avec mes lecteurs et les gens en général d'ailleurs (publier un bouquin puis rester dans dans sa tour d'ivoire ne m'intéresse pas), et donc je resterai, dans la mesure du possible de mon agenda, disponible pour papoter et boire des coups selon le principe qui est le mien : il n'y a qu'à demander. Exception qui confirme la règle concernant les salons qui ne rapportent pas un rond, je serai à St-Malo à la librairie Droguerie de Marine le 25 septembre 2010 dans le cadre de leur festival "Pot au noir", mais ils sont sympas, et cela participe de mon implantation en terres de ponant.
Tenez bon, tenez-vous bien
Francis (qui pense bien à vous).

(*) Les écrivains sont les seuls qu'on ne paie pas et ceux qui gagnent le moins dans la chaîne du livre, voire qui n'en vivent pas : songeriez-vous à faire bosser un musicien 3 jours sans le rémunérer ? Non ? Alors pourquoi un auteur cela semble-t-il normal ?