mardi 24 février 2009

Lancement d'une souscription, pour un beau livre, à tirage limité


J'effectue ici un sondage pour savoir dans quelle mesure je peux me lancer dans la réalisation, d'un one shot : un "beau livre" auto édité, à tirage limité, numéroté et signé.

Les raisons de l'auto-édition
Il se passe que j'ai un projet qui me tient beaucoup à coeur car le sujet me paraît plus qu'intéressant à traiter compte tenu de ce qui va arriver dans la société (à mon avis) et d'une richesse potentielle comique et littéraire considérable. Or je sais par avance que ce n'est même pas la peine de chercher un éditeur tant ils ne m'écouteront pas, ne comprendront pas, ou opposeront des arguments commerciaux obtus.

Le contenu : Il s'agira d'un OVNI absolu, ouvrage drôlissime et pataphysicien, oulipien, qui sera en outre complété par un autre auteur et illustré par ailleurs de gravures et photographies. Ce sera une parodie, un pastiche burlesque, traité le plus sérieusement possible, mais qui, mine de rien me permettra d'aborder mille choses concernant notre époque et ne sera pas, loin s'en faut, vide de sens.
Il s'agit du livre dont vous voyez ci-dessus un projet non-définitif de couverture : "Météomanias - Institut Clément Capulet de psychosocio-thérapies des climato et météo psychopathologies".

Ce livre va narrer (sommaire provisoire) :
1 - toute l'histoire de l'Institut,
2 - tracer le portrait de la vie en son sein, de ses praticiens et patients,
3 -faire l'histoire et l'état de la recherche en climato et météopsychopathologies, expliquer celles-ci (agrémenté de graphiques, schémas et autres statistiques édifiants)
4- donner quelques exemples des pathologies traitées avec l'analyse des cas, les traitements dispensés, le déroulement des groupes de parole, etc.
5 - perspectives et enjeux, urgence de soutenir la recherche en météo et climato psychopathologies.
6 - une bibliographie, qui sera écrite par mon ami écrivain Christian Dufour, grand pasticheur et qui n'a pas à rougir du Perec de Cantatrix Sopranica et s'est déjà illustré brillamment dans mon ouvrage sur les araignées d'eau.

Les illustrations :
L'ouvrage sera illustré de graphiques, schémas, statistiques camemberts, mais aussi de nombreuses gravures, photographies, dessins de patients... J'ai déjà pris contact avec une lectrice dessinatrice, Lenaig, dont j'aime beaucoup le trait et dont le goût fervent pour mes ouvrages m'a beaucoup touché, et deux amis photographes (dont un ici) qui me suivent dans cette aventure. Co-auteurs, ils verront leur participation rémunérée, en terme de droits,

L'ambition :
L'institut Clément Capulet n'existe évidemment pas, et il est évident que si des pathologies liées à la météo ou au climat existent, vous n'avez pas encore conscience de celles dont je vais traiter, ni de sur quels champs elles interviennent. Pour ceux qui connaissent : dites-vous grosso modo que cela ressemblera à un pastiche de "La Forteresse vide" de Bruno Bettelheim, avec des échos de "Libres enfants de Summerhill" d'A.S. Neil, ou de tout ouvrage narrant une expérience médicale marginale et l'histoire de ses institutions.
Mon objectif que cela soit le plus troublant, le plus plausible possible, le plus criant de vérité, tout en étant... à se pisser dessus (pardonnez l'expression),... et le plus inclassable. Que ce soit un ouvrage pastiche scientifique aussi fort que par exemple celui, chef d'oeuvre, qui traite des Rhinogrades et dont il existe une reproduction partielle ici. Du moins, je vais essayer.

La réalisation :
Ceci va être un gros travail de rédaction, entrecoupé par les tâches nécessaires pour me nourrir, me loger et rester propre. Ca va donc être long. Par ailleurs, c'est moi qui vais le maquetter, le fabriquer, le faire imprimer.
Le format envisagé du livre serait de 30x30, couverture rigide, quadri, le plus beau papier possible. J'ignore pour l'instant la pagination, mais elle sera au moins d'une centaine. Chaque exemplaire sera signé des co-auteurs et de moi-même, personnalisé et numéroté. Il s'agira d'un livre de collection.

Le coût :

Peut-être est-ce que je rêve... Un seul moyen : si j'ai une idée approximative du nombre de personnes intéressées, je pourrai avoir une idée du tirage et du coût, pour faire diviser le projet. J'envisagerais d'en fabriquer en gros, 200, mais je n'ai pas envie de vivre au milieu de cartons d'invendus... d'où le sondage.

Le sondage et la souscription

Je lance donc un sondage pour savoir qui m'en pré-réserverait. Il n'y a rien à verser. Ceci me permet d'établir une liste (et un nombre) de pré-souscripteurs. En fonction, je ferai établir un devis qui me permettra d'estimer le coût de fabrication et le prix du livre (incluant une rémunération aux co-auteurs). A l'issue de l'estimation, je vous recontacterai pour vous proposer ou non de souscrire, ou si j'abandonne ce projet parce que non viable (je n'envisage pas de le concevoir si je dois en vendre cinq, hein... autant dépenser mon énergie à autre chose). A priori (mais à ce stade je n'en sais rien, je dis ça au pif), ca serait de l'ordre de 30 euros maximum (prix qui au-delà ne me semble plus raisonnable). Mais nous n'en sommes pas là : si vous êtes simplement intéressé(e), écrivez-moi (et n'hésitez pas à me questionner). N'oubliez pas que cela peut me prendre plus d'une année pour en venir à bout... Ce sondage restera en ligne ici six mois.

Hypothèse

Si par miracle un éditeur prend ce projet tel qu'il doit être conçu -mais ne rêvons pas- la souscription à venir sera annulée et si vous vous êtes déclaré(e) intéressé(e) vous en serez prévenu(e).

lundi 23 février 2009

Pfff, vous n'avez pas vu le flamant rose. Vous regardez quoi ?

Ana Maria Tavarez reacts after being crowned the Tenerife Carnival Queen 2009 during a carnival gala in Santa Cruz de Tenerife on the Spanish Canary Island of Tenerife, late February 18, 2009. (REUTERS/Santiago Ferrero).
Forcément, il y en a un avec un tel costume ! L'avez-vous trouvé au lieu de regarder la nana ? Cliquez sur l'image pour la voir en grand. (> Ca vient de ce site formidable, The Big Picture).

dimanche 22 février 2009

Une lettre de Cesare Battisti

Brasilia, 18 février 2009

Pourquoi moi ?

Même si je n’ai jamais cru, comme l’a dit Voltaire, que nous vivons dans un monde où l’on vit ou meurt « les armes à la main », l'ironie du destin a fait qu'aujourd'hui, je me trouve condamné pour quatre homicides. Ma situation est terrible. Je suis effrayé, désarmé, devant l'hostilité, la haine pleine de rancune que manifestent mes adversaires. Je sais que je devrais combattre l'avalanche de mensonges, de faussetés historiques, mais ce qui me manque pour me lancer dans la lutte, c’est le désir de gagner. Gagner quoi ? Mes adversaires, au contraire de moi, semblent avoir quelque chose à défendre. Qui sait, leur misère, ou leur richesse ou, peut-être, comme dans le cas de quelques actuels ministres du gouvernement italien, maintenir caché leur passé en tant qu’activistes de l'extrême droite (fasciste), responsables directement ou indirectement des massacres à la bombe. Je ne sais pas exactement ce qui motive mes adversaires à entrer dans cette lutte, mais, ce n'est certainement pas la soif de justice.
De mon côté, je ne prétends pas me faire le défenseur de tout ce qui s’est passé pendant les sanglantes années 70. Nous sommes en plein XXIe siècle, je n'ai plus de vérités absolues sur la société idéale, et je ne suis pas important au point de défendre ce qu’il y avait de bon dans les rêves de ces années. Je ne peux pas me jeter dans une telle guerre. Je dirais même que je ne suis pas non plus intelligent au point de générer autant d’ennemis; si j'ai dérangé tant de personnes importantes, cela fut sans aucun doute le résultat de mon inconscience.
La vérité est que je n'ai rien fait pour éviter tant de problèmes, mais reste encore à comprendre comment je fus capable d’arriver à des résultats aussi désastreux. Reste, de toute manière, cette question : pourquoi tant de haine ? Ce n'est pas pour m’esquiver que je me déclare inapte et que je laisse la réponse à cette question à des personnes plus intelligentes, qui n’ont pas l’habitude de jouer le rôle d'« anges vengeurs ».

Cette interminable persécution et toute cette histoire des années 70 en Italie est une longue agonie, une lamentation honteuse couchée sur le papier jauni des justiciers. C’est l'expression d'un visage rongé par une maladie nerveuse, comme un péché originel qui souille le corps politique italien. Pauvre Italie de Dante, ou celle de Beccaria, de Bobbio et d'Umberto Eco. Pauvre patrie balayée par le vent de l'orgueil, du cynisme et de la vanité, qui l’empêche de reconnaître ses propres erreurs, ses propres péchés, ne voulant pas s'abaisser au niveau de ces pays latino-américains en admettant courageusement que, elle aussi, elle a souffert à la même époque d’une guerre civile de basse intensité (lire les déclarations de l’ex-Président de la République, le sénateur Francesco Cossiga), et que, pour la combattre, elle a recouru à toutes sortes d'illégalités.
Outre des dizaines de prisonniers politiques enterrés vivants dans les prisons italiennes, il y a des centaines d'autres réfugiés dans le monde entier. Nous avons ici, au Brésil, le cas d'un extradable italien qui appartenait à une organisation nazi-fasciste et qui fut impliqué dans l'attentat de Bologne, 82 morts. Étrangement, l'Italie ne fait pas mention de ce cas, n’émet pas de protestations ni ne fait de chantage au peuple brésilien. Pourquoi ? Pourquoi l'Italie n'a-t-elle pas agi de la même manière quand Sarkozy a refusé l'extradition de Marina Petrella en France, dont la situation pénale dépasse de loin la mienne ? Pourquoi cette obstination féroce contre moi, alors qu’il n’y eut aucune protestation quand fut refusée [note : par le Brésil] l'extradition de quatre autres Italiens, également condamnés pour homicide ? Serait-ce que mon activité d'écrivain et de journaliste puisse constituer un danger pour la manipulation historique de cette Italie gouvernée par la Mafia ? Je ne sais pas.
Ce qui est sûr, c’est que, malgré tous mes efforts, je ne réussis pas à agir devant ces attaques virulentes contre moi. Je ne peux pas m’identifier à l'image de moi qu'ils me renvoient et associer ce reflet désolant à mon identité sociale. Ils peuvent continuer à dire que je suis un « terroriste », un « assassin », etc., de toute façon, je ne réussis pas à me penser comme quelqu'un capable d’au moins le centième de tout ce qu’ils m’attribuent.
C'est curieux d'observer la réaction des personnes qui, pour une raison ou une autre, sont en contact avec moi : les agents pénitentiaires, d’autres prisonniers, des visiteurs et même mes avocats. Dans les premières minutes de la conversation, je lis dans leurs expressions un « brin » de déception, comme s’ils pensaient : « Alors, c'est celui-là, le dangereux terroriste ? » C’est exactement ce que les gens s’exclament quand je me trouve dans des situations similaires, n'ayant pas réussi à éviter le bombardement médiatique, principalement de la « presse marron », qui fait tout pour tenter d'intervenir négativement dans les décisions judiciaires.
Je reste perplexe, surpris et gêné par tout ce que je provoque et, sans aucun doute, je finis par sembler un peu idiot, avec un air distrait, voire incrédule, de voir que c’est moi le sujet concerné. Cela parce que je n'ai jamais eu le sentiment, quand il s'est agi de contester les accusations, d'agir pour ma propre défense. J’ai toujours l'impression que, en rétablissant la vérité historique, les faits, je ne fais qu’accomplir un devoir civique.
J'aimerais crier la vérité au peuple italien, mais comment le faire ? Car la foule manipulée est devenue lyncheuse et résolue à notre perte. Le fauve qui se cache derrière la masse, derrière un sourire de circonstance, derrière des mots vides, et qui n’attend que l’occasion de se révéler, je le connais bien. Déjà avant qu’il ne me désignent, en particulier, je savais qu'à un moment ou un autre, mon heure arriverait.
Et j'ai laissé parler. Je me suis laissé traiter d'assassin, de voleur, de dépravé, et de beaucoup d’autres choses. J'ai laissé faire tout cela par imprudence ou par supériorité, ou encore parce que je me sentais invulnérable à ces insultes, ou par goût qu’on parle de moi, que ce soit en bien ou en mal. Si je n'ai pas protesté vigoureusement contre de telles obscénités, ce n'est pas seulement parce que, d’une certaine manière, je reste un optimiste. Inutile d’être conscient que, quand la multitude se rassemble, elle le fait toujours contre quelqu'un, celui-là même qui l’avait mise d’accord, au début. Ce quelqu'un est le rejet d'une molécule de cette multitude qui, en règle générale, l'avait idolâtré un jour. Même si dans mes pensées je me soulève, avec raison, contre les bas instincts de la multitude manipulée, je n'ai toujours pas perdu l’espoir qu’une lumière puisse soudain s'allumer au milieu de ces gens, pour les ramener au monde des êtres pensants et des esprits libres.
Mon attitude peut sembler suicidaire, au moins contradictoire, mais elle est partie intégrante de l'idée que je me fais des raisons qui me lancèrent dans l'aventure de l’écriture. Car c'est bien vrai que, avant d’être transformé en monstre, j'ai été un écrivain.

Enfin, les autorités italiennes d’aujourd'hui me poursuivent, comment expliquer cela, comment expliquer cette Italie, la même qui me transmit un jour l'amour des mots écrits, ce rêve de liberté et de justice sociale, qui fit de moi un homme, et à présent un pestiféré ? Comment expliquer cette Italie qui a oublié sa récente pauvreté, ses émigrants traités comme des chiens qui mouraient dans les mines belges, allemandes et françaises. Qui a oublié ses fascismes jamais enterrés, ses tentatives de coup d'état, la Mafia au pouvoir, la stratégie de la tension, Gladio, les bombes des services secrets sur les places publiques, les tortures des militants communistes, ces mêmes qui, en dépit de leurs erreurs, ont déchiré leur vie pour contribuer à faire de l'Italie un pays à la hauteur de l'Europe et qui aujourd'hui, 35 ans après, sont traités de terroristes, et dont certains pourrissent encore dans les « prisons spéciales ».
Ce serait cette Italie, dont le chef du gouvernement fut un excellent membre de la célèbre Loge P2, et qui aujourd'hui promulgue des lois racistes ? Est-ce l'Italie qui se refuse à laver son linge sale en public ? De toute façon, l'histoire ne se juge pas dans les tribunaux, nos seuls juges ne peuvent être que ceux, encore à venir, combattant pour une société juste. Car ceux-là seulement nous jugeront impartialement.
La vérité fait mal, mais elle éclaircit. Notre histoire récente nous a montré l'erreur et la tromperie de l'inquisition, et que des cicatrices jamais oubliées doivent être réparées pour que soient ainsi reconnus les excès commis face à la vérité unique imposée. Il ne sert à rien de cacher la saleté sous le tapis. Tôt ou tard la saleté apparaît.
Je reconnais avoir fait partie d'une page de l'histoire qui a été écrite avec du sang, de la sueur et des larmes ; et j’espère qu'aujourd'hui mes adversaires reconnaissent que jamais les bourreaux ne touchent pas leur dû. L'histoire s'est toujours montrée implacable avec ceux qui essaient de supplanter et cacher leurs erreurs.
Nous vivons une ère démocratique. Des barrières et des murs ont été renversés, les concepts ont été révisés. L’heure n’est-elle pas arrivée pour l’Italie de montrer son côté chrétien ? Car le pardon est un acte de noblesse. Si je suis considéré comme un ennemi de l'Italie, même les ennemis font la trêve et se pardonnent. L'histoire a fait sa part et a donné à l'Italie une ère de progrès et de développement. On s’attend à ce que l’importance de ceux qui ont fait de l'Italie l'Italie de tous soit reconnue, et que le rôle fondamental qu’ils ont eu pour le rétablissement de l'État Démocratique de Droit, bien que non compris, fut essentiel. Italie, Italie, qui tue le rêve de tes fils et ferme les yeux sur ceux qui t'ont défendue, il n’est jamais trop tard pour un geste de noblesse, à l’exemple du Vatican qui reconnut ses activités pendant l'Inquisition. La chasse aux sorcières est finie. « Que justice soit faite, non pas après que périsse le monde, mais justement pour qu'il ne périsse pas ».
La société souffre davantage de l’emprisonnement d'un innocent que de l'absolution d'un coupable.
Amitiés aux Brésiliens et aux Brésiliennes,

Cesare Battisti

(Trad. Dorothée de Bruchard)

samedi 21 février 2009

"Je voudrais me suicider, mais j'ai pas le temps", de Florence Cestac et Jean Teulé

Je voudrais dire toute l'admiration que j'ai pour ce livre, et pour Florence, mais j'ai pas le temps. Alors je dis comme le Tampographe Sardon.

vendredi 20 février 2009

Même les escrocs spammeurs africains se ressentent de la crise...


Ce spam que me fait suivre l'ami Christian prouve sans doute que cette sobriété masque mal des licenciements massifs chez les escrocs spammeurs qui avant prenaient au moins le temps de nous écrire de belles fables... Terrible époque...
(Cliquez dessus pour agrandir).

jeudi 19 février 2009

A lire : "Une brève histoire du polar", par Jean-Bernard Pouy


Une brève histoire du roman noir, Jean-Bernard Pouy.
Ed. Oeil Neuf.
Le Mot de l'éditeur :
Loin de tout esprit universitaire, mais proche de la passion folle et de l'amour patient, Jean-Bernard Pouy nous propose ici à la fois un portrait chronologique et une ode personnelle, voire même partiale ou provocatrice, du roman noir et de ses différents acteurs.
Extrait du livre :
I...... Empoignons la bête
A l'époque mythique de l'Age d'Or, les portes,
dit-on, n'avaient pas été encore inventées.
Les hommes n'en avaient pas besoin.
Ils ne devaient se protéger ni contre le ciel,
qui était toujours clément, ni contre les bêtes,
auxquelles ils n'avaient pas enseigné
la cruauté, ni contre leurs frères humains,
qui ne mentaient pas, ne volaient pas,
ne tuaient pas.
Début de Oedipe Roi


Si je tente cette brève histoire du roman noir, c'est essentiellement parce que j'en écris, et que je ressens, partialement, la force et la «justesse» de ce genre littéraire flou, à géométrie variable, et sujet à maintes et maintes explicitations, explications et définitions. Mais, à force de pratiquer, on se rend vite compte des obligations, grilles, voire règles qui encadrent cet aspect, à mon avis, prédominant et déterminant, de ce qu'on nomme, désormais, le Polar, et que, pour cette raison, on a une vague intention de légiférer.
Cette approche, plus qu'une étude, a déjà été menée par des spécialistes et critiques connus et surpuissants, auprès desquels je puiserai énormément de renseignements. Que ce soit l'auteur infatigable du seul dictionnaire mondial de ces littératures, Claude Mesplède, que ce soient les éditeurs combatifs et combattants, les historiques et les nouveaux, que ce soient les nombreux et pugnaces amateurs éclairés, les récents thésards universitaires, les critiques de plus en plus compétents et précis, les blogueurs incantatoires, la liste est longue. Dans ces écrits et travaux tous azimuts, dans toutes ces recherches précises et précieuses, on remarque souvent des avis différents, voire adverses, des goûts spécifiques, quelquefois des anathèmes, qui dénotent une passion de la controverse et surtout une passion pour cette littérature, dite encore, la bouche en cul de poule, populaire.

Si je vous recommande cet excellent livre jubilatoire, érudit et généreux, qui a pour principal défaut de vous faire augmenter l'infernale "pile des livres à lire", c'est aussi parce que la page 69 consacre mon premier roman "La Santé par les plantes" (Série Noire Gallimard 2543, réédition des Ed. de La Loupiote), catégorie "allumés" entre William Klotzwinckle et Christopher Moore,... ce qui est un sacré compliment... A noter, que dommage, Gallimard ne l'exploitant plus depuis plus de deux ans, et n'envisageant pas de le réimprimer sous quelque forme que ce soit (Lionel Besnier, le jeune gestionnaire de stock aux ordres qui fait office "d'éditeur" pour Folio Policier ne le rééditant pas au prétexte, dit-il, qu'il "ne réédite que ce qui s'est déja vendu") j'en ai récupéré les droits, et la centaine (?) qui serait restée en circulation après dix ans de vente aurait été donc définitivement retirée des bacs et du catalogue. Malgré déjà 2 recommandés avec accusés de réception (le dernier début janvier 2009), adressés à Aurélien Masson, directeur de la Série Noire... je ne sais toujours pas combien j'en ai vendu en dix ans (jamais eu de relevés... !)... Et on ne me répond pas. Où sont passés les -je pense (?)- 6000 exemplaires des deux tirages ? Où est l'argent?
Ca va finir au cabinet d'avocat Pierrat tout ça, je le sens...

Hormis cet aspect crapoteux et lassant, ben pourtant... à en croire Pouy, ce bouquin désormais introuvable, serait incontournable dans le style déjanté... Et comme je n'ai plus d'éditeur (hormis actuellement pour des livres qu'ils me commandent) et ne sais pas où en trouver un, il ne revivra jamais... A croire que l'absurde va définitivement bien à ce livre...

Ma nouvelle "Arrêtez d'arrêter" sélectionnée pour le Sarkothon

Le Sarkothon (gag excellent lancé par le Nouvel Obs consistant à envoyer à Sarkozy des livres pour qu'il se fasse une bonne culture de base) est une idée reprise par un paquet de monde. Un site que je ne connaissais pas, A folhoas tantas, a mis dans sa propre liste mon dernier (micro) ouvrage publié, ma nouvelle "Arrêtez d'arrêter" parue dans un coffret sur le thème du tabac aux Ateliers In8 Editions. C'est sympa de me faire entrer jusque sur la table de chevet de Sarko. Lorsque j'y serai, j'attendrai qu'il vienne se coucher, puis j'exploserai.

mercredi 11 février 2009

Les 21 et mars à Rennes au Festival "Rue des livres" : des héros dans la ville !

Je serai un des cent auteurs présents au Festival "rue des livres" de Rennes. Pour leur 2e année, le thème de ce festival de littérature et BD (qui mène par ailleurs des actions de quartier autour du livre) est celui du "héros dans la ville". Retrouvez tout le programme ici... Soixante auteurs ont déjà confirmé ler venue.
Et à bientôt fin mars ?

jeudi 5 février 2009

Dédicaces, jeudi 12 à Paris


J'y dédicacerai, sauf empêchement de dernière minute, la Contemplation gerritique. Cliquez sur l'invitation pour la lire en grand format.

mercredi 4 février 2009

Première tentative de slam

Dans une pièce de théâtre radiophonique de Caryl Ferey et Sophie Couronne "Akwatik Bazar", il est dit : "Le ridicule ne tue pas. Tout ce qui ne nous tue pas nous rend fort... donc le ridicule nous rend fort". Suis-je désormais plus fort après ma première expérience de (faux) slammeur ce 2 février dernier ? Peut-être...
Pour en savoir plus, allez voir ici.
(A droite, en noir col roulé engoncé, le ceheveux plat, peinant sur mon propre texte même pas appris par coeur : c'est moâ.)