mercredi 18 novembre 2009

Abolition de la Direction du livre et de la lecture : tout le monde s'en fout

A la suite du billet de François Bon, sur l'abolition de la Direction du livre et de la lecture (puisque maintenant il est question "d'industries culturelles") avec Lalie Walker, nous avons balancé des courriels, des messages sur Twitter (où les choses tournent si vite lorsqu'il s'agit de se la jouer rebelle ou de râler en un clic), proposant une action, le "Contrautodafé" (aller brûler en place de la République à Paris le décret signé par Frédéric Mitterrand et son livre) -action qui vaut ce qu'elle vaut, certes- mais dont l'ambition est d'attirer l'attention des gens, des médias sur ce grave événement (le dépeçage continue... vous verrez bientôt, lecteurs, auteurs, éditeurs, revues, associations d'insertion et d'action aidés par le CNL... ce qui va vous arriver ,sans aucun doute). Force est de constater que c'est un échec, que tout le monde s'en fout. de l'abolition de la Direction du Livre et de la lecture. Notre idée du Contrautodafé n'a même pas fait débat...
Alors le gouvernement a raison de continuer... Allons enfants de l'apathie. Code du travail, sécurité sociale, direction du livre, créée en 1946... : tout gicle, tout passe à l'univers marchand. Celui-là même contre lequel, dès 2007 les survivants, bouleversants, du Conseil National de la Résistance s'était mobilisés, eux qui nous ont créé ces acquis. Voir ci-dessous cette émouvante vidéo... il est question de "Résister c'est créer, créer c'est résister"... :

Nous vivons dans un pays étrange. Dans les gares parisiennes traînent des militaires en treillis. Dans quels pays touchent-on au livre, en général... ? On appauvrit, on enferme, on n'éduque plus... On éradique la pensée et les formes de culture.
Et puis tenez, lisez Farenheit 451 de Bradbury (ou regardez le film éponyme de Truffaut). Ou (pire?)... lisez-ça.
Tout le monde s'en fout. Il y a des époques qui voient des intellectuels, des artistes,... quitter des pays, avant "les autres". Les autres, qui s'en foutaient.