vendredi 10 avril 2009

Au printemps fleurissent les relevés


Il suffit de se mettre à gémir avant hier ici et le hasard frappe soudainement, ce gros malin. Le même jour que mes cris plaintifs, j'ai reçu un petit chèque et surtout, des relevés de droits d'éditeurs, à la date prévue, contractuelle. Comme je dis souvent du mal des éditeurs, je vais saluer la performance : La Martinière, Le Seuil et Flammarion m'ont adressé mes relevés... C'est si rare et si étonnant que s'en est étrange. Nous sommes dans un monde où le respect des engagements, lorsqu'il est effectué en paraît anormal (méditez)...
En fait, il y a une explication pour La Martinière et Le Seuil : je ne suis plus sous contrat avec eux pour mes romans. En effet, j'en ai récupéré les droits en ce début d'année, car ils ne les exploitaient plus. Ils soldent donc les comptes (entre deux licenciements) et c'est sans doute pourquoi je viens de recevoir comme il faut mes relevés de droits restants, sur des nouvelles parues dans des ouvrages collectifs. Ayant de moins en moins affaire à moi, cette fin d'exploitation de mes romans les a incités à se pencher sur ma compta. Bref, tout se passe bien quand c'est fini.
C'est d'ailleurs ce qu'à fait Flammarion (+ J'ai Lu). Ayant récupéré également mes droits en ce début d'année chez eux (mes livres n'étaient plus exploités), ils se sont sans doute penché sur les chiffres et O miracle, je viens d'apprendre que j'allais toucher fin avril un reliquat de 1 100 euros environ. Une dette qu'ils ne parvenaient pas disent-ils à récupérer depuis 1999 (une fraction d'impayé d'un producteur de cinéma qui avait optionné "L'Agence Tous-Tafs")... Chose curieuse, c'est que ça tombe justement après que j'ai demandé à solder nos rapports... Avec le mauvais esprit qui me caractérise, j'en conclus que si je n'avais jamais rompu les liens contractuels avec Flammarion, ils ne se seraient jamais aperçu qu'on leur devait, qu'on me devait 1 100 euros depuis dix ans. Mais je les remercie toutefois de leur honnêteté : j'ignorais totalement l'existence de cette somme. Et cette bonne surprise mérite donc tout de même d'être grandement saluée... (pas simple, hein?).
J'ai traversé des périodes financières très difficiles (euphémisme) ces dernières années et ces 1 100 euros bloqués depuis dix ans me renvoient à quelques coups de main d'ami(e)s généreu(ses)x que je mis bien du temps à rembourser (coucou Pascale, coucou JB). C'est aussi presque le montant qu'une lectrice, mécène incroyable, m'a un jour envoyé, comme ça, sans contrepartie -un don qui m'a littéralement scotché (coucou Caroline que je n'ai jamais vue. Ca va faire trois ans... Un jour accepteras-tu enfin que l'on boive même qu'un café ?). Ah, ces 1 100 euros, combien de fois ces dix dernières années j'aurais aimé les toucher... !
Voilà, je continue à raconter et exhiber mon nombril irrité : on m'a dit récemment dans un commentaire ici que c'était intéressant. Alors comme je suis comme tout le monde et que j'aime bien me plaindre et parler de moi, hein...
Voilà.
Tenons bon (mais ne vous tenez pas forcément bien).