lundi 23 mars 2009

Un tag de soutien à Julien Coupat...


Ce qui arrive à Julien Coupat, et à ses camarades est loin de m'être indifférent. D'autant que plus de trois mois avant leurs ennuis, j'avais ici chanté les vertus de ce magnifique texte écrit par "Le Comité invisible". Je ne vous donnerai pas de liens donnant sur les textes fort justes et éclairants sur ce scandale d'Etat, c'est inutile, tapez dans Google : ils abondent. On pourra aussi lire, si on la retrouve, la tribune des Neuf de Tarnac parue dans Le Monde qui explique pourquoi "ils ne répondront plus aux questions des juges". Un texte qui donne envie d'applaudir pour son esprit, sa détermination, sa radicalité, sa formidable intelligence distante et ironique.
Grâce à Christian, Marie et surtout Régis, qui est l'auteur de cette photographie ci-dessus reproduite avec son autorisation, je voudrais apporter cette modeste pierre (cliquez sur l'image pour l'agrandir). Ce tag, photographié récemment à la gare d'Eymoutiers mérite une explication (que j'ignorais). Voici ce que Christian m'écrit :
"Le 13 mars 1943, la « 1re Brigade de Marche Limousine » sous les ordres de Georges Guingouin sabote et détruit le viaduc de Bussy–Varache sur la ligne Limoges-Ussel. 66 ans plus tard, certains s'en souviennent."
Juste quelques réflexions sur les bonnes nouvelles induites dans ce tag :
1- dans ce pays, certains n'oublient rien, contrairement à ce qu'on dit, et savent tirer sens et leçons de l'histoire.
2- ça bouge, ça couve. Dont acte.
Ce week-end, lors d'un festival de littérature, j'ai trouvé un exemplaire de la "Théorie du Bloom", paru chez La Fabrique. Texte antérieur à "L'insurrection qui vient" du Comité invisible, publié jadis comme "La théorie de la jeune fille" dans la revue Tiqqun ; revue que je ne connaissais que de nom pour l'avoir vue il y a quelques années dans la bibliothèque d'un ami haut placé dans un média, et qui n'a rien de terroriste, mais considérait tout cela déjà avec respect.
Je vais me mettre à jour, lire ça, en guettant par la fenêtre entrouverte en ces jours de printemps les rumeurs de la rue.