jeudi 31 juillet 2008

Génial : Disney Pixar va me faire une pub d'enfer

Courant 2006, j'ai commencé à délirer sur les flamants roses, puis, par goût de l'absurde, par construire tout un discours dessus avant d'en faire définitivement ma mascotte. Puis au fil de discussions et de réflexions -pas si futiles- j'ai acquis la conviction que oui, il était bien possible que les flamants roses représentent quelque chose de mondialisé (cf : toujours mon discours, plus complètement déconnant désormais). Et voici que Disney Pixar via Disney Nature, va diffuser le 17 décembre, "Les ailes pourpres : le mystère des flamants". Voici l'article extrait de leur site (la photo ci-dessus est extraite du film) :

Les Ailes Pourpres : Le Mystère des Flamants
- par Paul, le lundi 21 juillet 2008
Les premières affiches des Ailes Pourpres : Le Mystère des Flamants, le prochain film à sortir sous le label Disney Nature, commencent à fleurir dans le métro parisien. Annoncé pour le 17 décembre 2008, Les Ailes Pourpres nous emmènera dans le nord de la Tanzanie, sur les bords du Lac Natron à la rencontre d'un des derniers grands mystères de la nature : la vie hors du commun des flamants roses. Réalisé par Matthew Aeberhard et Leander Ward, le film sera doté d'une bande originale composée par le groupe jazz-électro anglais
The Cinematic Orchestra.

Très bien, tant mieux, bonne idée ! Sur ce coup-là, si une flamingomania en découle, je vais passer pour un visionnaire. Que le Pink Flamingo me filtre ! Je suis décidément très fort pour anticiper sur les tendances.

[Concarneau - Suite] Solenn Coedic

La dessinatrice, illustratrice et auteure de livres pour enfants Solenn Coedic, à qui je n'ai hélas pas eu le bonheur de parler (bon, j'aurais pu aller la voir, certes...) et dont le sourire semblait troubler quelques autres dessinateurs sur place (non, je ne balance pas les noms). Derrière elle, une peinture, je crois, de Paul Mahoux (des photographies de lui bientôt).

mercredi 30 juillet 2008

[Keske j'bouine ?] L'Encyclopédie des cancres, rebelles et autres génies... le tome 2, c'est moi

Allez, je suis en pleine rédaction ce soir, mais je m'offre une pause en vous rédigeant ce petit mot : Jean-Bernard Pouy m'a fait un beau cadeau le mois dernier, vu qu'il est un peu débordé ces temps-ci : il m'a mis en contact avec Anne Blanchard avec qui il a écrit (illustrateur : Serge Bloch) "L'encyclopédie des cancres, rebelles et autres génies" (Gallimard Jeunesse) ; ouvrage qui est en train de se payer un beau succès critique et commercial international.
C'est donc moi qui rédige le tome II (après les cancres : les rebelles) sous la direction d'Anne Blanchard (co-auteure également) avec le même "détourneur d'images"... 25 portraits de personnalités qui ont rué dans les brancards ou ont mis le bazar dans l'ordre établi : là, ce soir je suis en train de ferrailler avec Spartacus (il est teigneux, le Thrace). Je me suis déjà envoyé Freud (un compliqué), Louise Michel (une agaçante) et Sitting Bull (un emplumé). Ca va être comme ça jusqu'à la fin août... et je vais avoir à tracer le portrait de Ned Lud, un de mes grands dadas depuis près de 20 ans. Que du bonheur et un beau projet pour recommencer ma vie d'artiste à compter d'après demain !
A suivre...

[Actus Flamants] Sur Boston.com, le 17 juillet 2008

(Globe Staff / Matthew J. Lee) Hingham high football players (from left) Pat Creahan, Liam O'Neil, Kurt Cawley, Tom Rogg, Jake Quinn, and K.C. Murphy, and their flock.

Pink flamingos help student athletes raise a little green

By Mary Donius Globe Correspondent / July 17, 2008

When Dianne Reilly looked out her window one day last week, she could have sworn there was a flock of flamingos in her Hingham front yard. She rubbed her eyes, did a double-take, and . . . they were still there.
Reilly was one of the first to get "flocked." Members of the high school football team had surreptitiously placed a collection of plastic pink flamingo lawn ornaments in front of her house when she wasn't looking. Reilly would soon discover that to get the flock moved off her yard would require a discreet payoff.
Blackmail? A practical joke? A lighthearted bit of both, not to mention a novel way to raise money.
"Flocking," as it has become known, is a fund-raising tool that accounts for the flamingos showing up on suburban lawns - mostly recently in Hingham, home of the Hingham Gridiron Club, the high school football team's parent boosters.
Here's how it works: Someone pays the club to place a flock of pink plastic flamingos on someone else's lawn. The recipient also gets a pink sign explaining the rules and an envelope. For a $20 dona tion to the team, the flamingos will be removed. For another $20, the team will "flock" a friend or neighbor.
While the donations are, of course, voluntary, the phones in Hingham have been ringing off the hook and the checks pouring in. What began as a four-flock operation doubled to eight last week.
"It's getting to the point where people are feeling left out if they haven't been flocked," said football parent Ken Murphy. Murphy got the idea on a trip to Florida, but flocking had already cropped up elsewhere in the Boston suburbs.
Mansfield, for example, used it this spring to raise money to upgrade a preschool playground - and persevered even after one of its flocks was stolen. Flockings also are common in Central Massachusetts. The National Plastics Center and Museum in Leominster - the city where the first plastic lawn ornaments were made in 1957 by artist and sculptor Don Featherstone - has been known to provide a flock or two.
People have come to order flocks as they do flowers. Have a friend with a birthday or a job promotion? Mark the moment with a pink surprise on the front lawn. Never mind that neighbors and motorists are sometimes perplexed by the displays of birds cropping up around town.
At first, it wasn't clear how flocking was going to go over in Hingham, where lawn ornamentation tends toward tasteful topiaries rather than pink plastic plumage. "I was struggling to cope with the idea it would actually work," said Ken Murphy's son, K.C., a football team cocaptain who has been busy moving flocks from house to house.
But the overwhelming positive response has changed his mind.
Now the younger Murphy and cocaptain Pat Creahan see it as a team-building exercise.
"I think it's been real good for the football team," said Creahan. "It's fun to move the flocks and get other teammates involved."
And while the plastic birds may indeed be tacky, so far no one seems to mind.
"They're so tacky it's almost chic," said Ken Murphy, who along with his wife, Amy, and fellow team parents Sheila and John Creahan lead the booster club for the 2008 season. Murphy hopes to raise more than $10,000 this way. That is a good chunk of the $30,000 the Gridiron Club set out to raise this year.
"I thought it would be a great way to get the kids involved in raising money for the team," said Murphy.
So far, the players have been agreeable about going out to move the plastic birds each day. And, as Ken Murphy notes, "Getting 17-year-old boys excited about anything is difficult, especially pink flamingos."
Shellee Golden, whose son was a cocaptain of the team last year, said she liked her flock of pink flamingos so much she didn't want them to leave. "I called and asked, 'What happens if you don't want to give them up?' " So she made a donation to the boosters along with a deal to keep her flock for a few extra days before flocking a neighbor.
"The response has been unbelievable," said Sheila Creahan. "People can't wait to get flocked."
There's an added bonus to raising money this way, says Murphy: "This will save us several days at the dump collecting bottles."
Mary Donius can be reached at muldon@comcast.net.

© Copyright 2008 Globe Newspaper Company.

[Concarneau - Suite] Oppel explique le poker à Pouy

Le samedi soir dans la maison du Porzou : cours de Poker par Jean-Hugues Oppel qui nous fera aussi un étonnant tour de cartes. Dans le fond : Mouloud Akkouche.
Ah oui au fait, pour les photos plus délirante, connaissez-vous Tata Rapporteuse ?

mardi 29 juillet 2008

[Concarneau - Suite] Barbara Abel et Gérard Goffaux

La romancière Barbara Abel et son compagnon, dessinateur, auteur de BD, illustrateur Gérard Goffaux pratiquent un exercice de télépathie (auquel je n'ai jamais assisté, hélas) et qui intrigue terriblement, car personne, bluffé, ne trouve l'astuce. Ce numéro est appelé par eux le "Black Magic", raison pour laquelle Barbara montre le titre de ce livre.

Woaaaw la belle Barbara qui regarde mes livres...

Le soir, après le festival, à la maison du Porzou.

Refonte de mon site principal

Si le joyeux foutoir clignotant et gesticulant, cafarnaüm, de mon site principal Francismizio.net amusait, il n'en était pas moins grand temps que je simplifie tout ça et que je réalise des pages qui "claquent" davantage. Désormais, l'essentiel des infos me concernant, ma vie mon oeuvre, mon agenda et tout les déluiires se passeront dans ce blog journal de bord. Mon site Francismizio.net ne sera que le "carrefour" de mes abondants sites web, une sorte de "plaquette". Il est actuellement en refonte page par page. Je réalise actuellement des pages sous photoshop, ce que je préfère malgré le manque de souplesse.Voici déjà la page d'accueil... Et plus que jamais des flamants roses, définitivement devenus ma mascotte avec le discours politique, esthétique, médiatique et philosophique adéquat....

lundi 28 juillet 2008

Un livre : The Original Pink Flamingos: Splendor on the Grass.

The Original Pink Flamingos: Splendor on the Grass. Don FeatherStone a voulu commémorer la mort de Union Products, firme qui produisait des flamants roses en plastique. Leur disparition des jardins (au moins américains) doit être compensée par le Web ! Rejoignez notre juste cause !

Disparitions !


Les flamants roses américains en plastique -équivalents de nos nains de jardin- disparaissent ! Lisez ce triste article (http://www.francismizio.net/ftp/flamants%20americains.pdf)... Une raison de plus pour continuer notre lutte pour la réintroduction du flamant rose sur le Web !

Une dépèche du mardi 22 mai 2007, 7h19 : Un poussin adopté par deux flamants roses... homosexuels !


LONDRES (AP) - Carlos et Fernando rêvaient d'avoir des petits. Ces deux flamants roses homosexuels ont vu leurs voeux enfin exaucés en devenant les heureux parents d'un poussin abandonné par sa mère. Ces deux palmipèdes nichent dans le parc naturel Wildfowl et Wetlands (WWT) à Slimbridge dans le Gloucestershire, dans la grande banlieue nord de Londres.
Carlos et Fernando qui vivent ensemble depuis environ six ans étaient si désespérés de fonder une famille qu'ils n'hésitaient pas à voler les oeufs de leurs congénères pour tenter de les couver. En vain. Mais la volonté de Carlos et Fernando et leur "savoir-couver" étaient tels qu'ils en ont ému les gardiens du parc. Si bien que lorsqu'un des nids des grands flamants roses a été abandonné la semaine dernière, les gardiens ont mis Carlos et Fernando en tête de la liste des parents susceptibles d'adopter. Quelques heures plus tard, un poussin en parfaite santé est né mais les gardiens s'inquiétaient du fait que les deux flamants roses ne puissent pas s'attacher avec le poussin parce que chez les flamants roses, le processus d'éclosion commence normalement avec "l'appel" des poussins depuis leur coquille. Les gardiens ont donc soigneusement placé le poussin dans une vieille coquille rafistolée à coups de bandes adhésives puis remis dans le nid du couple. Et le miracle s'est produit quand les gardiens ont vu les deux flamants roses "communiquer" à coups de bec avec le poussin et quelques instants, il brisait sa coquille une seconde fois, accueillis par ses nouveaux parents affectueux.
"Fernando et Carlos forment un couple homosexuel connu pour 'voler' les oeufs des autres flamants roses en les chassant de leur nid parce qu'ils voulaient les élever eux-mêmes", a dit Jane Waghorn, la porteparole de WWT interrogée par l'agence Press Association. Carlos et Fernando peuvent parfaitement nourrir le poussin sans le recours à une femelle en produisant du lait avec leur gorge. Quant au poussin, il a été mis en "crèche" avec 15 autres nouveau-nés où il a été accueilli avec bienveillance par les autres petits, sous la surveillance attentionnée de ses nouveaux parents.
" L'homosexualité chez les flamants roses n'est pas rare et s'il n'y a pas suffisamment de femelles, ils s'accouplent avec d'autres mâles", a expliqué Jane Waghorn. Les grands flamants roses sont l'espèce la plus largement répandue des six espèces de flamants, et on les trouve en Europe, en Asie, en Afrique et dans les deux Amériques. Ils ont une durée de vie moyenne de 30 ans. (AP)

dimanche 27 juillet 2008

[Concarneau - Suite] Joe Pinelli (2)

Jean-Bernard Pouy, animé par une haine féroce et sanguinaire
s'apprêtant à se jeter sur Joe Pinelli pour lui faire avaler son pinceau
(non, ce n'est pas vrai)



samedi 26 juillet 2008

[Concarneau - Suite] Joe Pinelli



Création du blog "Paminoziorama"

C'est un modeste blog de panoramas photographiques de ma composition... Pour l'instant je me familiarise avec l'appareil, mais j'ai des idées pour détourner la fonction et le logiciel Panorama Maker afin de créer des images surprenantes que j'y proposerai en sus de panoramas "classiques"...

vendredi 25 juillet 2008

[Concarneau - Suite] A table

Bon, je vous laisse reconnaître par vous même, hein

Au premier plan, à gauche : Mouloud Akkouche

Personne ne me regarde, pffff

jeudi 24 juillet 2008

Deux articles sur la disparition des flamants roses...

... en plastique. J'ai trouvé ça en fouinant sur le Web afin d'y trouver une photographie pour le billet précédent (en anglais) :

James Gosling, RIP: Pink Flamingo, 1957-2006


Aussi cet article ici :

Pink Flamingo Extinct?
In either-fantastic-or-horrible-depending-on-who-you-ask news, the factory that makes the kitsch lawn icon the pink flamingo is shutting down after 49 years.
Union Products Inc. stopped producing flamingos and other lawn ornaments at its Leominster, Massachusetts, factory in June, and went out of business this week — a victim of rising expenses for plastic resin and electricity, as well as financing problems.
The small privately held firm has been in talks with a pair of rival lawn ornament makers interested in buying the molds and resuming production of the flamingos, designed in 1957 by local son Don Featherstone, says
AP.
Plus que jamais, luttons pour sa réintroduction sur le Web !

Vite, un impôt sur les chiens !

Peu avant de partir en vacances, le 3 juillet, j'étais épuisé et quelque peu exaspéré par un ennui : un crétin, dont je tairai le nom, veut me faire un procès à cause d'un délire inoffensif paru dans un de mes billets du Bibliobs. J'ignore ce jour où s'en est, mais j'espère que ce mal comprenant va se calmer. Du coup, mon dernier billet "Vite, un impôt sur les chiens" était peu drôle, las de la bêtise galopante, et assez acide (Et il est trop long aussi, je sais...). En tout cas, il a tout de même plu car j'en ai revu des fragments recopiés dans d'autres blogs...
Bonne lecture ! (Enfin, j'espère)
(Normalement je dois faire reparaître un Vis Comica demain vendredi 25 juillet, mais je manque de temps et d'inspiration. Donc pas certain que je respecte ma promesse de reprise en fin du précédent...).

[Concarneau - Suite] People...

A table sous la tente du festival.
Les initiés reconnaîtront à qui est ce crâne dégarni.

Gérard Goffaux, discutant avec Mangaza, Barbara Abel
et Nadine Monfils. Dans le fond : Paul Mahoux et Blÿnt.
(Photo prise à la maison du Porzou.)


Christine, des Editions La Branche,
avec Jean-Hugues Oppel (de dos) et Jérémie Sauvant.
La bouteille d'eau est indéniablement la chose
la plus surprenante de cette image..

[Concarneau - Suite] Le dessinateur Mako et le romancier Didier Daeninckx

mardi 22 juillet 2008

Concarneau : du 18 au 20 juillet derniers...

J'étais donc au Festival du Chien Jaune... C'était très bien, équipe chaleureuse et accueillante comme toujours et même une cuisine délicieuse réalisée par des bénévoles adorables sous la houlette de la créative Dany. Une bonne trentaine d'auteurs, je n'ai pas compté (mais qu'est-ce qu'ils bossent les bénévoles tandis que le libraire encaisse sa grosse recette de l'année... ! Tout de même, hmmmm ? On espère qu'ils s'y retrouvent...). Du jazz, des chansons, des boissons à volonté (pour nous les auteurs et dessinateurs du moins), des petits cadeaux et hébergés dans la maison du Porzou, une demeure superbement retapée par la ville qui en est propriétaire.
J'ai signé plutôt beaucoup de livres (combien ? J'oublie de faire des croix sur la nappe comme certains auteurs, et je ne sais jamais...) et c'était, comme toujours, très sympathique de rencontrer des lecteurs connus, comme de faire la connaissance de nouveaux.

Je trouve depuis très longtemps que, tout de même, on touche aux limites, grandes maximales, de ce type de manifestations : c'est en fait un supermarché de livres sous tente avec des auteurs qui marnent toute la journée (même si on ne nous attache pas, loin s'en faut, à nos tables...) et des bénévoles qui bossent comme des fous. Tout cela pour l'unique profit privé d'un libraire (ça ne rapporte, en pourcentage que pouic à un auteur qui donne 3 jours de son temps...), aussi très sympathique soit-il. Ceci n'est pas une critique envers Michel Le Tendre (le libraire de Concarneau) qui est du genre à se remuer et défendre les auteurs, mais je trouve toutefois d'une que l'on devrait repenser ces événements. En effet, tout passe à 90% par un rapport exclusivement marchand avec les gens. Donc bref et frustrant et qui entretient un truc pas clair : le livre comme produit à vendre et rien de culturel là-dedans. La grande confusion acte d'achat de produit culturel = acte culturel est bien passée dans les moeurs. Merci la Fnac et Virgin (entre autres)...

Voici les premières images que j'ai prises (j'en publierai et en commenterai régulièrement peu à peu, et de façon thématique, dans les jours et semaines qui viennent -stay tuned !) et pour commencer ci-dessous un échange de "photos de prise de vue" avec Claude Le Nocher du blog Action Suspense (voir ici l'image d'en face) qui en a déjà publié d'auteurs (dont moâ)...
A bientôt pour la suite...

jeudi 17 juillet 2008

Signatures à Concarneau du 18 au 20 juillet et autres considération

Ben voilà, tout est dans le titre de ce message. Mais vous en apprendrez beaucoup plus (auteurs présents, programme des festivités) en allant directement sur le site du Chien Jaune.

La Bétancourt, encore : déjà en vente à Lourdes !

Depuis mon dernier billet, il y a 14 jours (j'étais en vacances, Penmarc'h, Finistère, j'en reparlerai bientôt), le délire Bétancourt a battu son plein et ce qui s'annonçait dans les heures qui suivaient sa libération s'est confirmé. A ce titre, on lira dans le dernier Monde Diplo, un encadré je ne sais plus sur quelle page, qui traduit un extrait d'une enquête d'un journaliste britannique sur les médias modernes et la "fabrique de la compassion". Plutôt époustouflant de découvrir comment on arrive à faire pleurer des foules sur des sujets dont elles n'avaient a priori rien à battre et comment tout cela sert à l'abrutissement permettant pendant ce temps de faire ses affaires (voire si les foules persistent à être rétives à pleurer ou s'émouvoir, comment on ment et trafique les faits...).
En tout cas, ça a réagi tôt et tout le monde n'a pas été dupe de ce cirque obscène. Quant à cette image de Ste Ingrid qui aime tant Dieu et sauve le monde et les cotes de popularité, envoyée par l'ami Eric Angélini, elle était dans ma boîte dès le 9 juillet et me dit-on "tirée d'une image de Soasig Chamaillard".

jeudi 3 juillet 2008

C'est parti le business, la récup', l'abrutissement : passons tous à la Colombienne, c'est de la bonne, elle va faire planer



Le spam de Elle, jeudi 3 juillet, à 14h50. Hormis les photos de la Bétancourt, ces textes cyniques qui nous prennent vraiment pour des imbéciles à sans cesse exploiter et qui annoncent le battage médiatique dégoulinant de sucrerie autour de cette femme dont on n'a franchement rien à battre depuis toujours (des milliers d'autres otages en ce moment sont retenus par les FARC... On va pouvoir les réoublier) :

LA LIBERATION
TOUTES LES PHOTOS
Retour sur la libération d'Ingrid Betancourt avec tous les clichés de son arrivée à l'aéroport de Bogota.
LE BONHEUR !
ENVOYEZ VOS MESSAGES A INGRID
Partagez votre joie face à la libération d'Ingrid Betancourt en envoyant vos messages sur notre mur interactif.
BLOGS
LA LIBERATION D'INGRID VUE PAR FONELLE
Fonelle laisse tomber les défilés haute couture et réagit à chaud sur la libération d'Ingrid Betancourt.
LE BLOG DE MARIE-FRANCOISE COLOMBANI
La célèbre éditorialiste de ELLE revient sur son blog sur les premières images d'Ingrid Betancourt après sa libération.

C'est pas la gerbe, ça ? Déjà que le Sarkozy veut récupérer l'événement. "Fonelle" va écrire sur la Bétancourt au lieu des choses aussi primordiales que les défilés, et la Colombani, éditorialiste nécessaire, va nous dire ce qu'elle a ressenti au fond de sa tenue Prada.

Lisez Storytelling, de Christian Salmon. Un des grands essais de ces dernières années...