mercredi 30 janvier 2008

Modeste proposition pour sauver la Société Générale

Je voudrais formuler une modeste proposition pour sauver la Société Générale. L'idée que je veux présenter ici est simple. J'espère qu'elle va retenir votre attention, car la perte de tous ces milliards m'a rendu triste et je devine que vous êtes aussi un peu barbouillés. J'imagine les tracas pour les responsables sachant déjà comme on peut me gronder pour un petit dépassement de découvert. Les pauvres gens ! Aussi je me suis dit, oui, en mon âme et conscience, il faut agir pour combler ! Je pense qu'il en va de la responsabilité de chacun. Nous devons soutenir cette grande banque française (déjà qu'on en a plus beaucoup). Ne nous adresse-t-elle pas de son côté comme un signe et si gentiment cet émouvant slogan publicitaire : "On est là pour vous aider" ?
Oui, je crois que c'est notre devoir de lui donner un coup de pouce et même d'appuyer fort. Et, croyez-moi : en vous formulant ma modeste proposition, je vous parle de solidarité, je vous parle d'humanité. Je vous parle, tenez, carrément, de civilisation.
Pourquoi agir avec ma méthode simple ?
Lorsque nous avons sauvé le Crédit Lyonnais avec nos impôts, j'avais trouvé dommage que l'opération ne fut pas davantage transparente. J'aurais aimé qu'on me dise ce que j'avais payé. La moquette murale ? Un ordinateur ? Un séchoir à main pour les toilettes... ? C'est frustrant de ne jamais savoir où va l'argent. D'ailleurs, on ne sait même jamais combien on donne vraiment. Or, grâce à ma méthode simple de sauvetage de la Société Générale, chacun pourra maîtriser sinon contrôler l'ampleur de l'aide qu'il apporte à cette grande institution bancaire un peu flapie. Pour ce faire je me suis procuré ses tarifs applicables au 1er mai 2008 (Ils les publient six mois avant, peut-être parce qu'ils sont déjà pressés de les encaisser. Détail qui me conforte d'ailleurs dans mon idée).
Comment agir ?
C'est enfantin : il suffira à chacun d'entre nous de générer des frais bancaires que la Société Générale ponctionnera sur nos comptes. Les occasions de frais ne manquant pas, nous disposons de toute une gamme de produits et de services qui nous permettra d'effectuer un ou plusieurs dons de notre choix.
Quelques exemples d'actions de soutien
- Vous êtes sans le sou : Etre pauvre ne doit pas vous dissuader de participer comme tout le monde à ce mouvement de solidarité ! Voire... Sans doute même vous et vos semblables samaritains serez ceux qui aideront le plus la Société Générale à combler son léger dérapage de 5 milliards d'euros étant donné que vous constituez une clientèle toujours plus importante. Songez que les petits ruisseaux font les grandes rivières ! Ainsi, faites-vous envoyer vos chéquiers à domicile (2 euros) puis tirez des chèques sans provision en prenant soin de vous "faire enfoncer la tête sous l'eau", mais, cette fois, pour la bonne cause et dans la joie : les chèques rejetés sont facturés de 25,50 euros (ceux d'un montant de moins de 50 euros) à 50 euros (montant supérieur à 50 euros). Rédigez-en un par exemple pour régler votre loyer de février, voilà qui aidera un peu la Générale en début de ce mois difficile ! Puis faites opposition, puis levée d'opposition sur le même chèque : hop, ce sera toujours 10,90 euros qu'on vous ponctionnera deux fois pour le bien de tous. Tenez ? Et si vous changiez de code secret pour votre carte (8 euros) ? Enfin, ce genre de petites attention qui raviront le conseil d'administration : l'important c'est que chacun donne selon ses moyens ! D'autres petits "plaisir d'offrir, joie de recevoir " ? Téléphonez à votre agence (0,12 euros la minute). Souscrivez à des crédits revolving (en général on vous en propose quand vous êtes au plus bas. C'est le moment où jamais !). Faites vos courses au Leader price ou chez ED avec une carte Visa Premier (cotisation : 127 euros) : c'est très grand seigneur et ça épatera même le vigile...
- Vous n'êtes pas pauvre (mais pas riche non plus) ? Quelques suggestions, car le principe étant le même, c'est la multiplicité des occasions supplémentaires de dons qui vous distinguera de la plèbe : vous vous déplacez souvent ? Veinard, songez qu'un retrait de liquide par chèque dans une agence de la Société Générale autre que la vôtre vous coûtera 4 euros ! Effectuez un virement sur un compte en France ou à l'étranger (3.05 euros), prenez une carte Visa Infinite (300 euros), ...
Une solution simple mais digne
Si chacun ouvre un compte à la Société Générale et sème des chèques en bois, la perte de la banque ne serait-elle pas comblée en un éclair ? J'insiste sur l'humanité de ma proposition simple, car elle permettrait à la banque et à tous ses employés de continuer à faire leur métier traditionnel envers les gueux comme les bling-bling, et, ce faisant, à conserver tant leur emploi que leur dignité. Cela permettrait même à ce pauvre établissement bancaire de pouvoir continuer à embaucher, comme il le désire sur cette annonce qui cherche peut-être à remplacer un trader devenu bien trop médiatique ! Ne la forçons pas à se rabattre sur un stagiaire gratos !
Une modeste proposition désintéressée
Je veux enfin préciser que je formule cette modeste proposition en étant moi-même désintéressé. En effet, je n'ai pas de compte à la Société Générale et donc aucun avoir chez elle à "sauver" en cas de faillite ou autre OPA, écroulement, calamité policière, crash, chute des cours... Si je n'ai pas de compte à la Société Générale c'est d'ailleurs grâce à sa propre clairvoyance. Dans les années 90, une de ses agences m'a refusé l'ouverture d'un compte et le montage d'un prêt au prétexte que je ne rentrais pas dans leur catégorie intitulée "Jeune espoir", car trentenaire autodidacte, -et ce, malgré des revenus alors confortables. Je n'étais, paraît-il, pas un client sur lequel la banque désirait "investir". Non diplômé, je n'avais que "peu de chance de voir mes revenus évoluer". Ce en quoi la maison n'a pas eu tort de décliner ma clientèle. J'aurais pu lui coller cauteleusement un découvert. Enfin, disons plutôt : un trou à ma dimension. J'avais à l'époque l'âge de Jérôme Kerviel, mais il est vrai ni le talent ni la formation pour creuser une aussi belle tombe que lui. La Société Générale avait bien senti que j'étais un looser, un petit bras. Elle ne pouvait décemment pas me faire confiance. Pas folle la banque.

samedi 26 janvier 2008

Plaidoyer pour la gonflette

En lisant d'une fesse distraite un quotidien gratuit et clairement de droite ("Direct Soir" 24 janvier) j'ai appris en page people de quoi ruminer pour les veaux que nous sommes jugés être. L'article m'a appris que nombre de stars nord américaines du hip hop étaient actuellement jugées pour usage illégal de stéroïdes et hormones de croissance. On disait le gangsta rap gonflé et ado mal grandi, on ne savait pas à quel point. Soucieux de paraître jeunes et musclés les ci-devants 50 cent , Mary J. Blige, Timbaland et Wyclef Jean carburent à l'antitoussif pour cheval sinon au boostage de testostérone pour les mâles : "Les effets se traduisent par l'épaississement de la chevelure, de la peau et par une nouvelle lueur dans le regard, ce qui aide également à rendre le corps plus vigoureux". La lueur dans le regard ça ne pardonne pas : voyez les babas qui n'en avaient plus, ils ont disparus tels des dinosaures ballonnés trop portés sur l'herbe. Ce culte du corps se répandrait chez d'autres musiciens Justin Timberlake ou des acteurs de cinéma tel Stallone qui s'est fait ennuyer après une fouille de son vanity case, lequel ne contenait pas que du blush effet retour du Nam. Je croyais jusqu'alors que les inoculés ne se trouvaient que chez les adeptes de la pédale et que seul le tour de France en était. Voici donc que l'usage se répand. Mais il est vrai que si les sportifs dopés ont des salaires de stars du showbiz, il est normal que celles-ci aient le rythme dans un sang enrichi aux molécules de synthèse.

Nous tenons peut-être là une solution pour sortir de ce fichu retard de productivité qui laminerait depuis un siècle ce pays mollasson. On se demande comment fait Président pour s'enquiller à la file des altercations de cage d'escalier avec des marins pêcheurs sur l'air de "descends zyva si t'es cap", des files d'attente chez Disney, des cavalcades dans Pétra la rocailleuse, des bluettes à la guitare après de folles nuits câlines et des déplacements moyens orientaux jet-lagués tout en étant sur le moindre marché de province... mais n'est-ce pas là l'explication de son secret fraîcheur ? Aurait-il le même dealer que Terminator, passé gouverneur de Californie ? Par ailleurs, en édictant le dogme du "travailler plus", Président ne nous envoie-t-il pas, à son exemple spectaculaire, (preuve en est qu'il cause la France comme un rappeur bodybuildé) un message fort, à savoir : Bande de feignasses.. dopez vous ! Je me prends à rêver de réunions au bureau avec des cheffes de services huilées présentant des powerpoint flashy, de commerçants qui nous livrent les packs d'eau enrichie au 7e sans ascenseur et sans sourciller, de cheminots qui tirent les locos d'une main au lieu de les bloquer et brisent une grève du tranchant de l'autre, de manifestations en courant pour ne pas déranger, de syndicalistes mordants aux mâchoires d'acier, de fonctionnaires musclés tant hyperproductifs que rentables, de profs au regard brillant qui se cognent avec un sourire siliconé des classes de 50 gamins hyperactifs... Le libéralisme et son struggle for life social-darwinien a besoin de masse musculaire pour répondre à la main tonique et bardée de chevalières du marché : le dopage général est urgent. Allez hop une intraveineuse ou une ampoule d'EPO, un cognac par là-dessus à la façon des bad boys et hardi on va voir brother si le pays reste en faillite selon la formule d'un premier ministre collaborateur réputé pour avoir les épaules larges. Lorsque nous serons tous au boulot avec des estomacs en plaque de chocolat et des deltoïdes de M. Univers, le monde bardé de gourmettes et de chaînes dorées n'en sera que plus beau, déjà qu'hygiéniste hystérique, il est non-fumeur, que chacun est lifté et de nombreuses, air-baguées. Les transhumanistes qui rêvent de perfectibilité de l'humain ont de beaux jours devant eux. L'homo superior est en marche et leur règne est advenu, comme celui des spammeurs qui veulent nous enlarger le pénis. Cela dit, attention camarades gringalets mes frères : il va vous falloir aussi passer aux substances. Ne serait-ce que pour distancer les milices citoyennes qui demain ne nous supporteront plus.

mercredi 23 janvier 2008

Le principe d'autoannulation contradictoire réversible


C'est une banque, la BNP Paribas, (mais d'autres établissements aussi mafieux doivent le faire), qui propose une idée comme les bandits du marketing ne peuvent qu'en avoir pour nous exalter et nous donner cette sensation inénarrable de liberté qui manque à nos misérables existences désenchantées : celle de faire les soldes à crédit.
"Prêt Personnel BNP Paribas : objectif Soldes. Tout a commencé avec un taux à 4,50 % TEG annuel fixe…" clame une jeune femme avec des lunettes aux verres marbrés de couleurs psychédéliques qui sans doute la gênent pour y voir franchement clair dans la gestion de son pouvoir d'achat déclinant. "Offre valable du 9 janvier au 9 février 2008 pour un crédit d’un montant compris entre 6 000 et 10 000 € remboursable sur 12 mois. Exemple chiffré : * Pour un crédit de 6 000 € d’une durée totale de 12 mois, vous paierez 12 mensualités de 512,02 € (hors assurance facultative). Le coût total du crédit sera de 144,24 € (frais de dossiers offerts) soit un TEG annuel fixe de 4,50 % (*)."
Voici comment cela se passe. Accrochez-vous, c'est de l'extrême : si j'ai bien compris, il faut d'abord décrocher le prêt à compter de la date des solde pour obtenir ce taux présenté comme préférentiel, -car gageons qu'après le 9 février le montant du TEG rebondira en banque comme le STRING en rayon lingerie. Compte tenu de la courte durée de cette folle période d'euphorie spectaculaire et marchande que sont les soldes confrontée au temps d'obtenir vos sous (prise du rendez-vous avec ce poisson mort de "conseiller financier", montage du dossier en se faisant refiler diverses saletés financières inutiles et dispendieuses, huit jours fiévreux de délai de réflexion imposés par la loi, déblocage des fonds qui merde toujours sur le compte à découvert...)... zut, la fête est quasiment terminée. Il ne vous reste plus en magasin que les rogatons au prix peu réduit et que personne n'a voulu (d'aucuns plus friqué que vous qui avait la somme n'est pas fou tout de même et est parti avec pendant que vous baratiniez ce gredin de banquier). Il va falloir comme en période de non soldes vous contenter de ce qui est presque ce que vous vouliez. MAIS Fi : VOUS VOULEZ FAIRE LES SOLDES, vous vous êtes endettés pour cela, aussi VOUS LES FEREZ. Ho, ho, hé ! Faut pas délirer non plus ! Les soldes, comme tout aujourd'hui, c'est un droit sacré et inaliénable. Vous achetez alors avec votre mirifique crédit ce qui reste de ringard et d'abordable ou hélas qui ne vous convient plus tant que cela... et plaf : le coût final du crédit aura dépassé l'économie que vous êtiez supposés réaliser. Tant pis, vous vous rattraperez les années qui viennent en renonçant aux pâtes aux oeufs, dépense inconsidérée quand la semoule de blé dur peut suffire. CQFD : en empruntant pour faire les soldes, vous commettez une remarquable opération auto annulante. Mais bon : votre entourage vous enviera ce superbe canapé en schintz avec connexion USB car ils ignoreront que vous vous êtes rabattus sur une infamante sous-marque.
Vous vous êtes mis "en plein dedans" au prétexte de "faire une affaire"... et pendant ce temps, les types du marketing, -ceux-là même qui se réunissent la nuit cagoulés dans la cave sécurisée de la banque et éclatent de rire quand ils ont trouvé comment vous coincer-, s'esclaffent en se tapant bruyamment sur une cuisse d'une main en malaxant leur calculette à prime de l'autre. Mieux : vu que leurs combines crapoteuses marchent à tous les coups, ces nuisibles s'imagineront être les maîtres du monde, voire, pour beaucoup, finiront par être persuadés qu'il oeuvrent pour le bien du consommateur, de l'entreprise, de la croissance et de la Nation. A cause de votre canapé en schintz avec connexion USB acheté à tempérament et à TEG fallacieux l'emballement du système va s'aggraver, la planète va continuer sa folle course mortifère vers l'anéantissement... Il y aura peut même pire : songeons que certains marketing warriors vont parfois jusqu'à estimer qu'ils sont de gauche et qu'ils sont le dernier bastion à ne pas être dupe du système d'ultraconsommation qu'ils déplorent à l'envi, alanguis devant un verre de rosé bio équitable au bord des piscines du Lubéron ; c'est dire comme ces types sont toxiques. Si vous vous y frottez, rincez abondamment.
Pour élever le débat (je parle à ceux du premier rang, là. Les autres sont en train de s'entredéchirer pour un string à 50% dans un magasin dévasté sous les yeux d'une vendeuse dominée sous payée au bord de la phlébite et du nervous breakdown), cette histoire de prêt qui coûte plus pour acheter moins cher est un symptôme de notre société schyzophrène éperdue dans le système gesticulatoire universel. Autres exemples en vrac : notre ministre de la Justice (2) propose d'enfermer des types qui ont fini leur peine de prison et qu'on va donc libérer afin de respecter leur droit afin de les reincarcérer différemment ; Président qui ne voulait pas être dévoré par la politique étrangère dit qu'il est un Français comme les autres, mais fait étalage de clinquant nouveau riche en ayant voyagé 5 fois plus que ses prédécesseurs en huit mois ; on annule la police de proximité (PP) pour envisager de la remplacer par la police de quartier (PQ) ; on donne toutes ses données et celles de ses amis sans réfléchir à ces petits futés de Facebook avant de hurler qu'elles soit exploitées avec indécence ; on s'achète des 4x4 en triant ses poubelles ; on râle pour son pouvoir d'achat mais on condamne les conflits sociaux, on commande un rapport pour relancer la croissance tout en tapant sur son électorat ; on se rue sur les magazines people mais on désapprouve l'exposition ostentatoire de la vie privée, on fantasme sur des mannequins prépubères anorexiques et on est obsédé par le spectre de la pédophilie, on est prêts à s'avilir à la télé mais on attend du respect, on veut nettoyer les quartiers populaires des non-natifs mais on paie des fortunes pour se balader dans des souks exotiques, on exige de la solidarité tout en étant toujours plus individualiste, on hurle pour recevoir des subventions permettant de développer un travail artistique crachant sur l'institution, on veut du libéral mais on s'arrache les bouquins écrits par de vieux stals... J'ai même lu je ne sais où que des étudiants paient des entreprises pour y travailler en stage gratuitement. Bref, je ne serais pas étonné qu'on vende un jour de la bouffe light qui fait grossir ou qu'on se mette à voter pour des imbéciles clairement identifiés comme tels en s'attendant à ce qu'ils se comportent autrement que comme des gros beaufs. Ah si ? Ne me dites pas que ces effarantes contradictions existent déjà ? Je serais si content d'avoir mal de l'apprendre.

(1) "Taux Effectif Global en vigueur du 9/01/2008 au 9/02/2008. Sous réserve d’acceptation du dossier par BNP Paribas", précise la publicité. C'est que c'est un détail important. C'est à cause de cet alinéa que vous allez un jour vous pendre devant vos enfants en pleurs, aux yeux creux et à l'estomac ballonné par une grosse bulle de vide, aussi je veille à ne pas l'omettre.
(2) Celle au sourire de fer dans une robe de velours. Mais si, voyons, vous savez : la madame qu'on voit vêtue en panthère rose et bottes domina hardcore à talons aiguisés dans Paris Match. L'autre, qui joue de la guitare et se balade nue en Espagne dans les magazines n'est pas ministre, ne confondez pas. Suivez un peu l'actu. C'est pas faute de vous le répéter.

L'effet pue-la-sueur


Le Parisien du 19 janvier a révélé un “effet collatéral” à cette guerre à pseudo frappes chirurgicales qu’est l'interdiction de fumer dans les lieux publics, en application dans ce pays de tolérance, de liberté et d’ouverture depuis le 1er janvier : "En discothèque, cela ne sent plus la cigarette, mais... la transpiration". Je sais qu’après avoir traité il y a quelque temps ici, du "pet de kangourou sauveur de la planète", on risque de m'accuser de ne m'en prendre qu'aux sujets de mauvais goût, en sus avec mauvaises humeurs. Mais qu'y puis-je si l'actualité succombe sous les assauts des boules puantes du n'importe quoi ?
"Plus que la chasse aux fumeurs resquilleurs, les discothèques et les casinos se livrent depuis le 1er janvier à une véritable traque, d'un tout autre genre : ils font la chasse aux mauvaises odeurs. Partout, le constat est le même : les dance-floors sentent mauvais." Et d'expliquer que du temps primitif et barbare du tabac autorisé, ça sentait meilleur... que ces nouveaux et envahissants remugles de bêtes fauve, ces aisselles et ces pieds parfumés au fennec. Le tabac sentait le tabac, mais mettait donc une bonne claque aux mauvaises odeurs... à celles de tout le monde ! Il n'y avait pas que les fumeurs à puer. Voire ? Les fumeurs étaient-ils même utiles ? Ce serait d'un drôle, à en rire en toussant ! On en frémit pour les évangélistes du poumon qui ont toutefois de la chance : à la différence paraîtrait-il du tabagisme passif, on ne meurt toujours pas du ridicule actif.
La profession de patron de discothèque serait aux abois : jusqu'alors ils étaient les seuls à savoir comme leur établissement puait au petit matin (le tabac froid ?), désormais tout le monde prend conscience que DJ, barman ou milliardaire de la nuit, ce sont tous des métiers de pue-la-sueur (des autres). Et la tektonik en salle ne va rien arranger : c'est que ça vous élimine les pires toxines ces danses de jeunes sauvages agités. A noter que dans les gymnases et autres clubs de leveurs de poids, l'odeur persistante de dessous de bras ne semblait pas choquer jusqu'à lors. Or, diantre, que cela renifle souvent le sportif sain !
En tant que fumeur qui a certes bien du mal à se dépétrer de ce qui l'ostracise, je ne vais évidemment pas rabacher tout ce qui a été écrit sur la législation anti tabac, l'hystérie avec laquelle a été menée la chasse aux fumeurs, l'hygiénisme puritain et hypocrite de l'époque, les étranges et soudaines intolérances que se mirent à manifester des indifférents d'avant, la notion de liberté individuelle, la nostalgie des rituels sociaux, l’organisation de la fraude depuis les fabricants eux-mêmes, le lobby des substituts tabagiques qui s’engraisse comme un fumeur en cessation de clopation, l'angélisme totalitaire de la cause anticlope en une ère de diabolisation du fantasmé prochain plutôt que de l’agissant lointain, le coût des accidents de bagnoles ou du travail comparé à celui des dégâts du tabac, la planète qui peu à peu se nettoie les poumons des goudrons de Nicot tout en se vautrant dans les fumées de 4x4 et en cancérisant l'Afrique pour cause de marché porteur afin écouler la saloperie addictive... Gnagnagna et j'en passe : tout a été dit. Ce que je vois, c'est que tout simplement, depuis que ce pays est non-fumeur en lieu public :
1 - C'est triste à pleurer (les bars parisiens depuis janvier sont pathétiques). Ben elles sont où les familles à gamins et les petites vieilles qui avaient hâte que les fumeurs décampent pour jouir des lieux à plein poumons ? Comprends pas... Le non-fumeur serait-il gai et convivial comme un vase de nuit ?
2 - Ca fouette, semble-t-il donc, pire qu'avant, et pas le tabac blond. Finalement, nous autres fumeurs seront mieux en terrasse. Merci de nous y avoir poussés. Je me disais bien que parmi les moralistes hystériques hypoçcondriaques il devait bien y en avoir qui ne puaient pas que de la tête.

Avant que vous ne mettiez, amis non-fumeurs, à vous entre-ostraciser (j'attends l'apparition de la notion de pollution olfactive, du reniflage passif et ses incontestables victimes (chiffres forcément à l'appui) des parfums et déodorants bons marchés, ce genre...) il est urgent de chercher des solutions. Après tout, je provoque, mais je suis pour un parfait vivre ensemble. Voici ce que je vous propose pour résoudre votre inattendu problème de rillettes surgissantes :

- 1 - L'ingestion de pilules qui parfument la sueur, à la façon de ce qui se pratique pour les chats afin que leurs déjections embaument la rose ou que le poil du minou ne sente pas le chien mouillé (ou inversement). Pour les adeptes du night-clubbing, des granules de marie-brizard ananas, de vodka orange, de gin fizz ou de pastaga à la violette (nouvelle idée saugrenue du marketing) et les voici qui ne sueront ni idiots ni gerbos. Bien sûr, les bonbons à sucer anti miasmes putrides pourraient être aux très classiques et consensuels "senteur des pins", "agrumes tropiques", "floral printanier"... Allons jusqu'au stick de déodorant parfum tabac afin d'usons pour le coup de modernité ET de tradition...

- 2 - Puisque les piscines nous imposent déjà les pédiluves, bonnets de bain et maillots réglementaires anti-bactériens, pourquoi ne pas contraindre les danseurs à s'enfiler dans une sorte de blister intégral, entre la capote géante et la cape anti grippe aviaire de l'amie Fred Vargas ? Voici qui par ailleurs plairait aux associations de défense de la famille et autres pisse froid coincés et moralisateurs judéo-chrétiens dont l'époque permet l’extatique retour. Par ailleurs on pourrait aussi passer un brumisateur javel lavande les clients dès le vestiaire. Si avec tout cela cela sent encore le fauve, on n’y pourra rien.

- 3 - Puisque le tabac chassait l’odeur de transpiration tout en gênant, pourquoi ne pas contrer l’infection dite du “1er janvier 2008” avec un arôme plus fort encore, mais qui soit un arôme aussi artificiel que celui du tabac brûlant ? Je propose “moules-frites”, façon atmosphère des restaurants Léon de Bruxelles. Bien sûr, oui, on aurait le droit de danser en ciré breton, oui, oui.

- 4 - Ils vendent dans le commerce de ses charmants petits sapins odoriférants pour placer dans les voitures, et qui se balançant au rétroviseur sont du plus bel effet. Pourquoi ne pas reprendre l'idée originale exposée dans une des scènes d'anthologie du polar crépusculaire "Seven" ? Soit suspendre aux plafonds des dance floors, dans toutes les pièces des night-clubs des milliers de ces petits sapins ? (Au besoin en les recouvrant d'un vernis réfléchissant pour obtenir des effets lumineux ?) Voici une idée déco qui épaterait la clientèle, ferait des jaloux chez la concurrence empuantie, donnerait une touche esthétique référente (qui plus est culturelle !), et, surtout désodoriserait le lieu festif. Les danseurs se faufileraient entre les ficelles et les sapins, en s'y frottant il s'imprègneraient du parfum de la semaine à thème du Macumba (vanille, pin, chocolat, fraise, coco, etc.). C'est de loin l'éventualité que je trouve la plus séduisante pour l'industrie de la nuit. Les sapins, oui, voici une piste à suivre pour les professionnels de la branche.

- 5 - Une dernière solution consisterait enfin à danser dehors, dans les champs par exemple, lieux où on a l'espace suffisant pour écarter les bras en gesticulant et faire sécher les aisselles dans la douce bise, sinon fumer sans gêner quiconque hormis les étoiles. Je suis certain que le concept plairait ; parlez-en à votre voisin agriculteur ou votre préfet. Je suis persuadé qu’ils accepteraient de libéraliser les rave parties au nom de la lutte antitabac.

mardi 22 janvier 2008

Le syndrome kangourou


Courrier International (n°897, du 10 janvier 2008) traduit un article de The Australian. On y apprend des faits pour le moins troublants en réponse soudaine à une question cruciale que j'avoue ne m'être jamais posée dans ma grande inconscience de la gesticulation du monde : Le pet de kangourou sauvera-t-il la planète ? Il est de ces problèmes, parfois, auxquels on n'ose jamais se confronter vraiment. On est surpris un jour que quelqu'un, quelque part, s'interroge ou que la réalité elle-même vous assène une telle interrogation. On est surtout immanquablement fasciné, au final, par les merveilles de la nature qui dans son infini sagesse parvient toujours à dégainer depuis des endroits inattendus une solution à l'humanité éperdue dans les remugles de son irresponsabilité. Car il s'agit bien du pet de kangourou qui viendrait rattraper la merde mise par l'homme puisque l'article évoque la préoccupation furieusement tendance du moment : le global warming (1).
Il serait en effet question d'endiguer le réchauffement global grâce au pet de kangourou, heureux animal qui en lâche volontiers... sans que cela ne sente ! Et ça, c'est tout de même du scoop. Reniflez-moi ça : "Des chercheurs australiens veulent donner aux vaches et aux moutons un intestin de kangourou pour lutter contre le réchauffement climatique, rapporte The Australian. Les flatulences des ovins et bovins produisent énormément de méthane, un gaz au puissant effet de serre [et qui chlingue, doit-on le rappeler, NDLA). Un kangourou qui pète, en revanche, ne dégage pas de méthane, grâce à une bactérie présente dans son tube digestif. L’équipe du Dr Athol Klieve souhaite donc coloniser l’intestin des vaches et des moutons avec ce précieux micro-organisme. En Australie, les flatulences ovines et bovines représentent 14 % des émissions de gaz à effet de serre. Seules les centrales polluent davantage. “En Nouvelle-Zélande, où l’élevage est plus développé, on avoisine les 50 %”, rapporte le chercheur".
Je sens, si je puis dire, que je vais beaucoup m'amuser la prochaine fois qu'une agence de voyage me proposera un séjour en Australie. Mais je m'égare : "La bactérie du kangourou évite les ballonnements et facilite la digestion, ce qui pourrait permettre d’économiser des millions de dollars en fourrage. Le bétail pourrait ainsi tirer 10 à 15 % d’énergie supplémentaire de son alimentation. Il faudra au moins trois ans de travail aux chercheurs pour isoler ce micro-organisme écolo avant de pouvoir plancher sur son transfert. D’autres scientifiques proposent des solutions plus radicales – bannir le bœuf et le mouton du barbecue et les remplacer par du steak de kangourou. Cela aurait l’avantage de réguler la population de marsupiaux, qui atteint des proportions alarmantes dans certaines régions australiennes. Près de 20 % des Australiens ont déjà opté pour cette viande respectueuse de l’environnement – et pleine de vertus diététiques. Pas d’antibiotiques, pas de vaccins, pas d’élevage industriel : la chair du kangourou est “pauvre en graisses, riche en protéines et on ne peut plus saine”, rapporte le Pr Peter Ampt, de l’université de Nouvelle-Galles du Sud.
Cette information qui passe pour a priori insolite est, on en conviendra si l'on renifle plus loin que le bout de son nez, d'une vertigineuse gravité. Elle risque d'avoir des conséquences qui me paraissent évidentes et peuvent nous mener, sans exagération aucune, vers une certaine déréliction sociale sinon une décadence complète de notre civilisation polissée. Analysons les termes :
- 1 - Compte tenu qu'il suffit aujourd'hui qu'une chose soit possible ou même seulement envisageable pour qu'elle soit réalisée, gageons que des écoresponsables des plus fervents sinon des plus frénétiques vont vouloir inciter les masses, comme le suggère déjà l'article, à bannir de leur alimentation toute consommation de viande bovine ou ovine. Admettons, car ce n'est pas ce que l'on a à craindre de pire : en effet les plus radicaux iront certainement jusqu'à exiger que l'on bricole la bactérie anti méthane du kangourou pour qu'elle soit efficiente sur l'homme.
Sachant qu'un homme relâche dans l'atmosphère entre 13 et 15 litres de gaz méthane dans ses pets par 24 h (2), je vous laisse juger de l'aggravation de l'effet de serre engendré par une population qui atteindra bientôt sur cette planète 7 milliards d'individus (6 672 335 906 personnes mardi 22 janvier 2008 à 15 h 11 min et 36 s d'après populationmondiale.com). Car qui lâche la plus grosse caisse au total sinon l'humanité ? (3) Il me paraît donc évident qu'un jour quelqu'un va vouloir nous introduire de la bactérie de kangourou dans le troufigne, et si personne n'a encore eu l'idée, il lui suffira de lire ce texte pour déclencher une teigneuse campagne de sensibilisation (4).
- 2- Supposons dans la foulée que l'idée d'introduire la bactérie du kangourou anti effet de serre chez l'homme soit acquise après des propagandes plus ardues encore que celles qu'on a connues pour aller casser du boche en 14 ou interdire le tabac partout... on assistera sans aucun doute alors à un désastreux effet collatéral. Afin de se montrer dans son écoresponsabilité, je mettrai en effet ma main au feu qu'il sera vite très mode de montrer, avec force vents inodores, que l'on vit méthane free. Péter en société va devenir un must, une obligation, un label... un certificat ostentatoire de bonne écoconduite. Qui ne voudra pas dégazer se trahira dans son absence de volonté de sauver la planète. "Non péteur = réchauffeur !" : Je lis déjà les panneaux vengeurs et intégristes des manifestants. C'est tout le savoir-vivre de la rétention, deux millénaires de civilisation occidentale, qui va s'en trouver bousculé. L'exemple finira même par venir d'en haut, et un jour même Président qui a dû tourner comme tout le monde à l'imodium et l'ercéfuril pour se faire contempler sereinement la Rollex par 40 siècles de pyramides avec gente dame Carla pètera bling-bling, écoresponsable et dans les vents de sa politique de civilisation, trop content de montrer que, pour une fois, ça ne pue pas dans les hautes sphères -lesquelles sont déjà en odeur de sainteté depuis la visite à Benoît XVI. Oyez, je vous le dis : l'humanité perdurera pour les siècles sur une planète sauvée, mais gageons qu'elle sera sacrément pétaradante et s'entendra depuis Bételgeuse. C'est le moment d'acheter des actions dans les entreprises commercialisant du matériel auditif.
- 3- Enfin, est-ce prématuré de présumer que les créateurs vont s'emparer de ces engouements inéluctables ? Exit le string, je prophétise un symbolique et ludique, so arty, so trendy, retour du slip-kangourou. Compte tenu qu'en 2015 les 2/3 de l'Occident auront paraît-il plus de 60 ans, c'est de glamour, sans nul doute, que nos lendemains seront faits.

Notes de bas d'article :
(1) rappel de cette notion du global warming : tout se réchauffe, on va crever "la gueule ouverte", tel le journal écolo des années 70. Le global warming est toutefois à ne pas confondre avec le global warning qui est cette sorte de clignotant collectif qui se déclenche lorsqu'on apprend les gesticulations de Président.
(2) Et une femme 5 fois moins. Je suis certain de mes chiffres. Lire : Histoire et bizarreries sociales des excréments, des origines à nos jours, de Martin Monestier. Ed. Le cherche midi éditeur., p. 227. Evidemment, qui l'avoue, voire qui veut se l'avouer ?
(3) Si les insectes sont des milliards de fois plus nombreux que l'homme sur le globe,... ils ne pètent individuellement pas assez. Désolé les gars, vous pouvez faire tout ce que vous voulez pour trier sélectif, économiser l'énergie fossile ou porter des fringues développées durables... vous participez honteusement de l'effet de serre à raison de 15 litres par jour ! Et rien ne sert de vous retenir, ça sortira toujours.
(4) C'est pourquoi j'avoue avoir hésité à révéler cette idée ici. Je ne cours pas très vite moi-même. Il est quasi certain que si des écowarriors veulent m'inoculer la bactérie, hélas, ils y parviendront.


La photographie vient d'ici.

samedi 19 janvier 2008

Mon roman "Twist Tropique", visionnaire ?


Christophe, un lecteur attentif et très sympathique, m'envoie l'info ci-dessous en me disant que mon roman "Twist tropique" (éditions Baleine 2001 ; Seuil collection Point Virgule 2003) serait prémonitoire. Cette sottise raconte comment un plombier passionné par les singes accompagne moyennant argent une expédition scientifique fauchée partie observer des singes rieurs... et comment tout cela, entre autres, devient n'importe quoi. L'information est la suivante. C'est un communiqué de presse du CNRS :
"Paris, 18 janvier 2008
Tourisme scientifique : Le CNRS et Escursia explorent le monde
Le CNRS et le tour opérateur Escursia ont signé un partenariat le 16 janvier 2008 visant à développer le tourisme scientifique. Escursia proposera désormais des voyages culturels et scientifiques impliquant des chercheurs du CNRS. Le premier séjour permettra de découvrir les écosystèmes en forêt amazonienne sur le site CNRS des Nouragues, en Guyane française. Explorer, découvrir, s'initier aux méthodes scientifiques en compagnie de chercheurs passionnés, voilà de nouvelles façons de voyager tout en cherchant à mieux comprendre notre environnement !
En associant l’univers des experts scientifiques avec celui des voyages, le CNRS et Escursia créent des séjours de qualité par leur contenu scientifique, le choix des sites, et les conditions de voyage.
La première destination proposée est le site des Nouragues. Ce centre de recherche du CNRS, spécialisé dans les domaines de l’écologie et de l’environnement, est situé dans la réserve naturelle des Nouragues, en plein cœur de la forêt guyanaise, accessible après plusieurs heures de pirogue et de marche ou par hélicoptère. Depuis plus de vingt ans, il accueille des botanistes, ornithologistes, entomologistes et paléoclimatologues, motivés par une même soif de découverte. En exclusivité pour Escursia, cette station scientifique réputée sur le plan international accueillera pour la première fois des voyageurs pour partager pendant quelques jours la vie et les travaux de ses chercheurs : une expérience unique !
Avec ces voyages, le CNRS accroît ses actions d’ouverture vers la société en participant à la valorisation des résultats de la recherche et à leur diffusion vers le grand public. Le voyage scientifique constitue aujourd’hui un outil de médiation innovant dans le domaine de la culture scientifique.
Escursia est un voyagiste spécialisé dans les séjours de découverte et d’apprentissage de la nature. Depuis sa création en 2003, l’agence a développé un concept novateur d’accompagnement des voyageurs par des scientifiques : un positionnement précurseur en France, avec une série de voyages scientifiques intitulés «Sur les sentiers de la connaissance».
Cette nouvelle formule de circuit répond à une demande actuelle du grand public qui souhaite découvrir la nature au plus proche de la réalité scientifique. Au-delà de la simple contemplation, les séjours proposés par Escursia en partenariat avec le CNRS, en France et dans le monde, apporteront matière à réflexion quant aux enjeux majeurs liés à l’environnement et au développement durable."

En fait Christophe m'accorde bien trop de pouvoir de prémonition... Voici la réponse que je viens de lui faire :
"Merci pour l’info ! Ils présentent cela comme une super idée fun et tout, mais ce n’est jamais que la quête de rentabilité et d’argent liée au désengagement récurrent de l’Etat. En fait pour Twist tropique (je l’avais signalé dans la 1ere version publiée chez Baleine en fin de livre) je m’étais alors inspiré d’un petit article lu à l’époque sur cette idée créée par un organisme de recherche américain en mal de fonds (et n’oublions pas que l”URSS finance le spatial depuis quelque temps avec le tourisme pour milliardaires). J’avais raccroché ça à mon avis de parler du rire chez les singes et la vogue des prises d’otages dans la jungle qui commençait à être un business d’avenir. Finalement l’info c’est que la recherche française en est, ça y est, réduite à adopter les stratégies américaines... Ca n’aura mis que quelques années...
Bon week end et gardons le moral !"

jeudi 17 janvier 2008

Descente accélérée


"CHUTE DE BARRIERES : Incrédules, nous entendons parler et regardons agir, ou s’agiter, notre Président démocratiquement élu (avatar de Bonaparte et du dernier Corleone, disent les mauvais esprits), et nous sommes quelques-uns à être affligés. Affligés par la certitude que dans ce personnage, et surtout dans sa pratique du pouvoir, une bonne partie du pays se retrouve et que — pour dire les choses simplement — nous allons en avoir pour longtemps. Pas tant de lui, du reste, que de sa manière d’envisager la chose politique — ce qui est autrement plus grave"...
Lisez jusqu'au bout ce texte remarquable sur le changement d'époque que nous apporte notre lamentable président crapoteux... par Christian Garcin sur le site du Matricule des Anges.

Parution, d'un nouveau roman (littérature générale burlesque)


Mon dernier roman "D'un point de vue administratif" va paraître prochainement, début février 2008, aux éditions Baleine/La Martinière. On trouvera ici un site en construction qui lui est dédié et qui contient nombre d'informations à propos de ce chef d'oeuvre qui va révolutionner la littérature mondiale.