vendredi 12 septembre 2008

Signataire de "Téléchargez-moi", l'appel de Poptronics contre la loi Création et Internet


Voici le texte d'intro. Nous sommes déjà 86 artistes de tous horizons a avoir signé. On trouvera plus d'infos, ainsi que la liste des premiers signataires dans l'article qu'y consacre Poptronics. Rejoignez cet appel en signant la pétition...

« Téléchargez-moi » Le projet de loi « Création et Internet » que le Parlement doit adopter cet automne nous préoccupe. Il est en total décalage avec notre réalité, bien loin de la « Création » et encore plus de cet « Internet » dont il prétend vouloir réguler les pratiques. Cela dit, il semble très naturel qu’une communauté de cinéastes « défendent cette loi sans réserve » et se fendent d’une tribune intitulée « Culture ne rime pas avec gratuité » dans « Le Monde » du 8 juillet. Comme il semble naturel que l’enjeu industriel soit au cœur de cette loi.
Sauf que. Depuis les débuts du World Wide Web, nous nous sommes pris au jeu de cette mutation et existons 1.0, 2.0, et demain 3.0. Nous sommes les créateurs de demain, sans prétention aucune. Très sérieusement et depuis longtemps, nous nous posons la question du droit d’auteur, celle de la diffusion des œuvres sur les réseaux et de leur réception. Tout comme nous nous posons la question de l’économie de la création, sur l’Internet et ailleurs.

Ce projet de loi est contraire à nos pratiques, tout comme il est extrêmement méprisant des usages et totalement ignorant d’un monde simplement contemporain.

Nous souhaitons qu’un projet de loi intitulé « Création et Internet » prenne en compte nos processus de création. C’est un droit.

Nous désirons partager et être téléchargés, sans filtrage aucun. C’est une nécessité.

Nous espérons que le principe démocratique selon lequel l’œuvre existe ou n’existe pas au travers du regard de l’autre s’applique à cette multiplicité que d’autres nomment « piratage ». C’est une revendication.

L’auteur, le créateur, le spectateur, a muté. L’œuvre est regardée, écoutée, partagée, comme jamais auparavant. Et c’est pourquoi créateurs et regardeurs ne peuvent être filtrés par une loi obsolète et crétine. Une loi qui asphyxie la « Création » et « l’Internet ».