mercredi 10 septembre 2008

Ca fait peur

De temps en temps je lis des magazines de vulgarisation psy, genre Psychologie Magazine. C'est une source impayable d'idées, de tendances, d'occasion de ricaner, d'idées de gags.
Ca fait peur aussi, voire surtout.
Le plus navrant, lénifiant à un point qui me terrorise et je pèse mes mots (dire que j'ai failli écrire pour eux ; ça ne s'est pas fait et finalement tant mieux), c'est vraiment ce Psychologie Magazine. C'est quoi ce monde quasi sectaire de gourous anesthésiants qui rendent la vie fadasse au prétexte de l'améliorer, sont capables de dire tout et son contraire, ou longuement rien du tout, et entretiennent un gloubiboulga confusionniste de concepts décervelants ? Le monde va mal, on le sait. J'apporte rien de neuf, là. Mais une apnée dans Psy Mag, qui a tant de lecteurs, c'est une expérience ultime dans ce que cette société a de plus pervers dans l'incitation au contrôle de soi, à l'anéantissement volontaire de l'individu au prétexte de le faire s'épanouir.
Dans le numéro de juin 2008, une brève qui se veut positive et porteuse d'avenir -et qui raconte qu'en entreprise les réunions se feraient désormais sans ordinateur ou gadget techno-, m'apprend page 126 que "la tendance est au retour des bon vieux rapports humains".
Les "bons vieux rapports humains" !
Les "bons vieux" !
Ben oui, au fait ? Qu'est-ce qu'on fichait ? On est cons ou quoi ? On avait oublié les bons vieux rapports humains. On est vraiment des burnes. C'est donc désormais une tendance à suivre.
Effarant, consternant. C'est à pleurer d'indigence intellectuelle sous l'aspect de réflexion.

(Légende de cette photo envoyée par Laurent S. [Merci ! ] et prise en août 2008 à Sigean : "Des policiers des RG voulant ficher sur Edvige des flamants roses se sont encore trompés de déguisement. Saurez-vous les reconnaître ?").