lundi 16 juin 2008

Solidaire avec les salariés d'Editis ? Oui, mais...

Je reçois ce soir ce mail :
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Chers tous,
vous êtes certainement au courant de la crise que traversent actuellement les salariés du groupe Editis (Plon, Pocket, Robert Laffont, Presses de la Cité...), récemment vendu par Wendel à l'éditeur espagnol Planeta.
Pour ceux qui, comme moi, souhaitent apporter leur soutien aux salariés du groupe, merci de renvoyer ce mail à maryannick.ledu@universpoche.com ou de signer la pétition ci-jointe (et de la lui renvoyer, via Internet).
Il s'agit de demander à la direction de Wendel et d'Editis un plus juste partage, entre les salariés d'Editis, de la plus-value perçue lors de la vente du groupe à Planeta.
Plus juste, car actuellement, d après les estimations du Monde : "c'est 37 millions d'euros que se partageraient douze dirigeants d'Editis ainsi qu'une quinzaine de managers de Wendel." Quid des milliers de salariés qui ont contribué au succès d Editis et de nos livres ? Eh bien, ils ont droit à 600 € (revalorisés à 1000 après négociations)... Alain Kouck, PDG du groupe, a obtenu 11,32 millions via la société JA Finances, dont le siège est au Luxembourg.
Onze autres cadres du groupe ont récolté de l'ordre de 1,2 million d'euros chacun. Parmi les bénéficiaires, citons : Pierre Dutilleul, directeur délégué d'Editis, Jean-Pierre Alic et Olivier Fornaro - le premier responsable de la distribution, le second de la diffusion - et les directeurs des maisons : Jean Arcache (Presses, Solar, Belfond), Leonello Brandollini (Robert Laffont), Jean-Claude Dubost (Univers Poche), Catherine Lucet (Nathan) et Olivier Orban (Plon)...
L'explication apportée aux salariés aurait été : "tout le monde n'a pas vocation à créer de la valeur."
Il n'y a rien qui vous choque ?
Si vous souhaitez plus d' informations, reportez-vous aux liens suivants, ou au texte ci-dessous :
http://cozop.com/leblogdelesterel/le_chiffre_ecrase_les_lettres
http://lautrinfo.hautetfort.com/
http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/06/06/la-repartition-des-fruits-de-la-vente-d-editis-scandalise-les-salaries_1054723_3234.html?xtor=RSS-3208
Merci de faire suivre à tous les auteurs que vous connaissez.
Amitiés,
David Camus

> communiqué et fichier
COMMUNIQUE DE LA DELEGATION
Vendredi 30 mai, la prime proposée est de 600€.
> Vendredi 6juin, la délégation demande à Alain Kouck de réévaluer cette prime. Grace à votre soutien, il en accepte le principe.
> Lundi 9 juin, Alain Kouck fait savoir qu’il porte la prime à 1000 euros.
> Dans le soucis de faire évoluer ce montant, la délégation propose que chacun des dirigeants redistribue aux salariés une partie de la plus-value qu’ils ont perçue lors de la vente d’Editis.
> Alain Kouck répond qu’il ne peut pas s’engager, pour les autres, sur des actions individuelles.
> Enfin, mardi 10 juin, la délégation soumet une proposition globale, pour une sortie honorable de cette crise :
> - 1500 euros nets
> - journée de solidarité prise en charge par le Groupe
> - Négociation salariale au niveau Groupe à partir de septembre 2008
> - Création d’un Plan d'Epargne Groupe avec abondement de l’entreprise
> - Une extension des prérogatives du Comité de Groupe.
> En réponse à ces propositions, Alain Kouck confirme que la prime est, et restera, d'un montant de 1000 euros bruts versés en juin, et qu’il ne peut rien faire de plus.
> Quant aux autres points, il indique qu’ils seront étudiés ultérieurement.
> Devant une position aussi tranchée, la Délégation s'est donc exprimée en ces termes : " Nous avons pris acte de votre décision de verser 1000 euros bruts aux salariés fin juin.
> Devant cette décision unilatérale, nous vous informons que nous ne participerons pas aux négociations sur les modalités d'application.
> Notre recommandation est que cette prime soit versée à tous les salariés, et ceci sans conditions.
> Nous considérons, par ailleurs, que la Direction a fermé les portes du dialogue social"
> La Direction répond que ce dialogue n'est pas rompu, et qu'elle va étudier les points de la proposition, sans pour autant revenir sur le montant de la prime.
> Le DRH Groupe estime que la Direction a écouté notre demande, mais fait remarquer que nous n’étions pas autour d’une table de négociation, et que par ailleurs, nous n’avions pas de mandat pour négocier au nom des salariés.
> La Délégation considère que la Direction n'a pas pris la mesure de la crise de confiance engendrée par la communication des sommes indécentes reçues par certains.
> Pour rétablir la crédibilité des Dirigeants aux yeux de leurs équipes, nous appelons ces managers à redistribuer aux salariés une partie de la plus-value qu’ils ont perçue.
> La Délégation du personnel et les Organisations syndicales
> CFDT- CFE-CGC- CFTC- CGT- F.O. U.S.I reçues ce jour.
> (Voir fichier joint : lettre ouverte.doc)
> Maryannick LE DU
> 12, avenue d'Italie
> 75013 PARIS
> Tél : 01.44.16.07.51
> www.universpoche.fr
> www.pocket.fr
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Suivi de cette pétition à signer en fichier joint :
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Lettre ouverte des salariés d’Éditis à la direction du groupe
Après l’annonce par la direction d’Éditis du versement d’une prime dont le montant a été unilatéralement revalorisé à 1000 euros brut – soit un montant bien inférieur aux revendications –, les salariés d’Éditis demeurent insatisfaits.
Au-delà du manque de réalisme de la proposition faite face aux montants vertigineux annoncés par la presse (35 millions d’euros), la confiance des salariés envers leurs dirigeants est très fortement entamée.
En l’état actuel des choses, le discours de cette même direction consistant à demander des efforts aux salariés sous prétexte de rester forts, conquérants et compétitifs dans un marché plat a atteint ses limites, la crédibilité de leur discours est entachée.
Aux yeux de tous les salariés, la confiance ne pourra être restaurée qu’après un geste fort : il ne reste qu’une solution à cette crise, c’est que les salariés obtiennent 25 % des plus-values nettes que les dirigeants ont engrangées grâce à eux.
Nous exigeons que les discussions soient rouvertes avec les organisations syndicales du groupe et restons mobilisés.
Les salariés d’Éditis
13 juin 2008
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Alors j'ai répondu ceci :

Bonjour, Je vais signer évidemment, mais j’aurais aimé que la profession éditoriale s’inquiète aussi de la dégringolade des a-valoir et des pourcentages qui baissent et de la façon dont les auteurs sont de plus en plus traités depuis quelques années. Juste pour dire que votre combat est juste, mais qui crée aussi de la valeur au départ ? Qui ne vit pas du livre dans la chaîne éditoriale ? Cela étant dit, tenez bon et je vous souhaite de gagner. Cordialement
FM